Blanc veut conserver la "dynamique"

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Rassuré sur l'état de santé d'Abou Diaby au début du rassemblement, lundi, de l'équipe de France, Laurent Blanc a laissé entendre qu'il continuerait à s'appuyer en grande partie, samedi face à la Roumanie, sur les mêmes hommes qui lui avaient donné satisfaction en Bosnie. Le sélectionneur tricolore compte beaucoup sur le rendement de son milieu de terrain (Diaby, Diarra, M'Vila) pour conserver la dynamique des Bleus.

"Le milieu de terrain a été une grande force en Bosnie", a-t-il dit, tout en reconnaissant que "personne n'est incontournable". Laurent Blanc  a estimé que cette configuration n'était pas si défensive que cela, et que Diaby notamment savait créer le danger en attaque. Après avoir tressé des louanges à ses milieux de terrain actuels, le sélectionneur a été plus critique vis-à-vis de ses arrières latéraux, des postes pour lesquels, à droite comme à gauche, le football français n'est pas richement doté."On a pu s'apercevoir qu'au niveau solidité des latéraux, on n'a pas été performant", a-t-il fait remarquer. Tout en soulignant que Bakary Sagna, à droite, comme Gaël Chichy, à gauche, étaient titulaires "depuis quelque temps" déja à Arsenal. Et pour mieux mettre la pression sur ces deux joueurs, il a appelé lundi le Lyonnais Anthony Réveillère, capable de jouer latéral aussi bien à droite qu'à gauche.

Plus généralement, Laurent Blanc  a insisté sur le fait que l'ensemble du groupe issu du match en Bosnie avait un temps d'avance sur les autres. "C'est logique. Il faut donc s'appuyer sur ce qui a été bon, et améliorer les autres points", at-il dit, en évoquant notamment l'efficacité offensive.
Une remarque destinée entre autres à Karim Benzema, qui est une nouvelle fois resté sur le banc du Real Madrid en championnat d'Espagne ce week-end, et qui a suscité "l'agacement" du sélectionneur en faisant partie du groupe de retardaires au rendez-vous de Clairefontaine.

Laurent Blanc veut faire les choses comme  Il a d'ailleurs mis l'accent  sur la nécessité pour ses joueurs d'apprivoiser le Stade de France pour  que l'enceinte, qui va accueillir le match des Bleus contre la Roumanie, "devienne +LE+ stade de l'équipe de France".  "Il est possible que certains joueurs soient un petit peu timorés par  l'enjeu du match et par l'environnement du Stade de France. Quand vous jouez  dans un stade que vous ne connaissez pas, chargé d'histoire, cela peut diminuer  vos moyens ou ne pas vos permettre de vous exprimer. Il faut que le Stade de  France devienne notre stade." déclare-t-il. Sur le papier, les Roumains (46e nation Fifa) et surtout les Luxembourgeois  (130e) ne devraient guère poser de problèmes insolubles aux Français. Mais le  sélectionneur est encore prudent et la semaine qui s'ouvre doit servir à  consolider des bases encore fragiles.
      

Christian Grégoire