Blanc: "Prendre des points en Bosnie"

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"C'est une grosse contre-performance", a commenté Laurent Blanc, après la défaite de l'équipe de France contre le Bélarus (1-0) pour son début en éliminatoires de l'Euro-2012 vendredi. Le sélectionneur national se projette donc sur le match de mardi à Sarajevo où la défaite est interdite. "Un nul aurait été moyen certes, mais on aurait ouvert le compteur. Il faut le faire impérativement mardi."

Q: C'est le scénario catastrophe?
R: "Oui, mais on ne va pas résumer en si peu de mots. Il faut analyser un peu plus le contenu. La chose la plus difficile c'est de marquer, de concrétiser ses occasions. Et quand on ne peut pas gagner, il ne faut pas perdre. On avait les moyens de prendre un point au mieux. Rien ne nous a été favorable. Je pense aux blessures. On est dans une période difficile, rien ne nous sourit. Il va falloir combattre ça".

Q: Vous pensez déjà à l'autre match mardi?
R: "Il le faut, il ne faut pas rester sur ce match là. Il y a beaucoup de déception, partagée par les joueurs. La réalité est là: on a pris zéro point. C'est une grosse contre-performance. On a perdu Loïc (Rémy), Louis (Saha) sur blessures. Il faut se remobiliser pour la Bosnie. C'était un match important, avec cette défaite, il devient encore plus important. Il faut préparer ce match dès demain."

Q: Et pour Rémy et Saha?
R: "Loïc Rémy, ça a l'air assez sérieux, il est touché à l'aine. Louis Saha a ressenti une violente douleur au mollet. On va attendre un peu demain, mais c'est très, très compromis pour le match de mardi."

Q: C'est plus dur dans la tête ou les jambes?
R: "Les deux, dans la tête et les jambes. Les coups marquent beaucoup plus, vous ressentez plus la fatigue."

Q: Le match de mardi est déjà décisif?
R: "C'est un match important, des matches décisifs, il y en aura jusqu'à la fin des éliminatoires. Il y a eu un nul de la Roumanie, un nul aurait été moyen certes, mais on aurait ouvert le compteur. Il faut le faire impérativement mardi."

Q: Mvila a été bon...
R: "C'est difficile de ressortir quelque chose de positif, mais des choses me plairont quand je reverrai le match. Mais en foot, même si elles vous plaisent il faut qu'elles se concrétisent au tableau d'affichage, on aurait pu le faire. On a été maladroit et naïf sur le but, ce sont des erreurs de jeunesse, compréhensives. Mais on espérait battre ces Biélorusses".

Q: Vous y pensiez à un contre meurtrier?
R: "On n'est jamais à l'abri, en période de domination, de prendre un but. Je vais revoir le match et prendre mal à la tête. C'est frustrant pour Hugo Lloris, qui n'a pas un arrêt à faire et prendre un but comme ça.... Il faut être décisif en position offensive et en défense, on a été naïf sur ce côté droit".

Q: Etes-vous inquiet?
R: "Non, j'avais regardé le nombre de sélections et le nombre de buts de mes joueurs. On n'avait pas Karim Benzema, notre meilleur buteur (blessé). On n'avait pas des gens qui ont l'habitude de marquer en équipe de France. Il va falloir les aider à digérer tout ça avant d'aller en Bosnie où nous attend un match difficile. Dans la mentalité individuelle, il faut être plus performant. Sinon, on n'est pas à l'abri d'une passe en retrait et d'un but".

Q: Il vous a manqué des joueurs d'expérience?
R: "Je pensais qu'on pouvait faire abstraction de ça. Mais on s'aperçoit que, bon, avoir des joueurs pour conserver le ballon, on l'a, mais pour faire la différence dans les 25 m, on est toujours à la recherche de ces joueurs".

Q: Et le public?
R: "Le public, je l'ai trouvé très bon, il est venu nombreux, il a participé à encourager l'équipe. Le bon point est à décerner au public français".

AFP