Laurent Blanc
Laurent Blanc | ©Maxppp

Blanc : "On ne craint pas l'Ukraine"

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A la veille d'affronter l'Ukraine à Donetsk, Laurent Blanc a exhorté jeudi ses joueurs à "se lâcher". Le sélectionneur de l'équipe de France sait que les Bleus doivent impérativement l'emporter pour rester dans la course à la qualification pour les quarts de finale de l'Euro-2012.

La victoire est-elle impérative ?
Laurent Blanc: "Comme toujours. Dans ce métier, il faut toujours gagner. On va se préparer pour gagner le match. On attendra le résultat de l'autre match, mais quoi qu'il arrivera demain, le dernier match sera décisif et capital. Surtout s'il n'y a pas de gagnant demain."

Pensez-vous que Benzema pourra mieux s'exprimer face à l'Ukraine que contre l'Angleterre ?
L.B: "On sait très bien que Karim n'a pas eu beaucoup d'espaces et il a beaucoup 'dézoné' contre les Anglais. Il a été frustré par ce match-là et il espère avoir plus d'espaces pour s'exprimer. J'espère que ce sera le cas parce qu'il est en très grande forme. A nous de faire en sorte que Karim et les autres aient de l'espace pour mettre en difficulté cette équipe d'Ukraine."

Mvila, remis de sa blessure à une cheville mais qui n'a plus joué depuis le 20 mai, peut-il débuter ?
L.B: "Ce n'est pas une source d'inquiétudes. Il y a une réflexion à mener. Ce soir, on va avoir tous les joueurs à disposition. C'est quelqu'un qui est important dans notre système de jeu. Il a subi une blessure et a eu une saison très très longue. Peut-être que cela lui a fait retrouver de la fraîcheur. Il faudra soupeser ces facteurs et trancher."

Le fait de jouer contre le pays organisateur est-il un handicap ?
L.B: "Cela peut être un avantage et aussi un désavantage. Pour l'instant, l'Ukraine a bien débuté l'Euro en gagnant contre la Suède. La pression va être encore plus importante sur ce 2e match. La pression, soit elle inhibe les gens, soit elle les surmotive."

Mexès est-il soulagé après sa bonne performance contre l'Angleterre ?
L.B: "La charnière centrale avait été épiée lors des matches de préparation. Je pense que cela a affecté les joueurs (Rami et Mexès, ndlr). Le fait d'avoir effectué une bonne prestation, ça les a rendus plus solides psychologiquement et leur a fait du bien. On savait qu'ils en étaient capables et qu'ils pouvaient être efficaces ensemble. Contre l'Angleterre, hormis les 30 premières minutes, on a été solides."

Avez-vous senti une peur de mal faire chez vos joueurs offensifs ?
L.B: "Les joueurs offensifs doivent faire la différence mais il n'y a pas qu'eux. Sur le match de demain, il faut que les joueurs se lâchent. On ne peut pas rééditer les 30 premières minutes de lundi. Donc quel que soit le secteur, on leur dit: 'lâchez vous'."

Craignez-vous Shevchenko ?
L.B: "Je le connais bien et j'ai eu la chance de jouer contre lui. Il n'a plus ses jambes de 20 ans mais il est tellement malin et intelligent dans ses déplacements qu'il est encore efficace. On aura un œil sur lui mais on ne fera pas de fixation sur lui. Il a l'art de se faire oublier mais comme par magie, il se trouve au bon moment au bon endroit."

Allez-vous vous servir de votre victoire de l'an dernier (4-1 en amical, ndlr) pour motiver vos joueurs ?
L.B: "Ce sera un autre contexte. On les a battus en fin de match en amical, mais demain, c'est un match de compétition. L'équipe d'Ukraine ne sera pas la même. Ce sera beaucoup plus difficile. J'ai entendu dire le sélectionneur ukrainien qu'il ne craignait pas la France mais je le rassure, on ne craint pas non plus l'Ukraine, avec tout le respect qu'on leur doit."

AFP