Blanc: "Important pour le football français"

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Le sélectionneur de l'équipe de France a expliqué, devant la presse, que les deux matches en Albanie, vendredi, et en Roumanie, le 6 septembre, lors des qualifications de l'Euro 2012, revêtaient une importance capitale pour l'ensemble du football français. "Plus on s'approche de l'échéance, de la fin des éliminatoires, plus les semaines sont importantes", a confié Laurent Blanc.

Est-ce la semaine la plus importante depuis votre prise de fonctions?
Laurent Blanc:Pour les entraîneurs, toutes les semaines sont importantes. Chaque fois qu'il y a des matches de l'équipe de France , ce sont des rendez-vous importants. Plus on s'approche de l'échéance, de la fin des éliminatoires, plus les semaines sont importantes. Mais ce n'est pas important pour moi, c'est important pour l'équipe de France et le football français.

Avez-vous l'impression d'avoir beaucoup avancé depuis un an?
LB: On a fait du chemin. Après, est-ce qu'on a beaucoup avancé et est-ce qu'on a fait assez de chemin, je n'en sais rien. L'important pour nous et pour vous, c'est qu'on se qualifie pour le Championnat d'Europe. On a tous à y gagner.

Vous devez apprécier de voir vos cadres afficher une belle forme ce week-end...
LB: Vous ne faites une analyse que sur les milieux et les attaquants. Si je comptabilise mes défenseurs, voire mes gardiens, on a pris beaucoup de buts. On a quelque soucis comme à chaque rendez-vous. On a des joueurs blessés, des joueurs qui ont changé de club, donc c'est une semaine normale. On n'aura pas le temps de travailler puisque aujourd'hui on ne va rien faire, demain non plus. Il faut surtout éviter les blessures et on a des secteurs de jeu un peu +short+. Donc on ne va pas se risquer à travailler à tout prix. On récupère un joueur demain matin parce qu'il joue ce soir avec son club (Abidal, ndlr). On a un grand besoin de travailler parce qu'on est en construction. Je me plains à chaque fois mais c'est la réalité. Les stages, c'est bien pour se retrouver mais au niveau sportif on aurait besoin de faire des séances spécifiques et collectives mais on n'en a pas le temps.



Ribéry est-il sélectionné sur son seul talent ou bien vous donne-t-il des signes encourageants?
LB: Ribéry est un sujet de conversation très intéressant pour vous. Je crois qu'il peut devenir un joueur important. Il y a des gens qui ont la mémoire longue et se remémorent certaines choses. Je suis d'accord avec eux. Mais je suis aussi certain que si demain il redevient important et marque des buts, ces choses-là vont être oubliées. Il en a les moyens. Faut-il encore qu'il se remette en cause, je pense que cela a été fait, et qu'il soit épargné par les blessures. Mais il n'y a pas que lui. Depuis le début, on n'est pas dépendant de quelqu'un. J'aime mieux avoir un groupe fort et une équipe forte. Si après, dans cette équipe, il y a des individualités qui peuvent nous permettre de gagner des matches et d'être encore plus performants, je suis preneur.

Mais les Bleus ne sont-ils pas trop dépendants de Benzema?LB: Effectivement. Celui qui depuis sept-huit matches donne satisfaction, c'est Karim. Mais il doit continuer à reproduire les mêmes matches et marquer. Mais on est content de lui, il est sur le bon chemin même s'il a une marge de progression importante. Il a compris certaines choses mais il ne vaut pas mieux le lâcher. Mais derrière, on a des gens qui marquent de buts aussi. Donc à ce niveau-là, on n'est assez performants.

Nasri peut-il être le patron des Bleus?
LB: Le patron, je ne sais pas mais un joueur important oui. Samir a un potentiel très intéressant. L'année dernière, il a évolué à un très très haut niveau à Arsenal. Il a changé de club à Manchester City qui m'a fait une très bonne impression dimanche. Il y a des joueurs extrêmement talentueux autour de lui mais il a joué à gauche. A gauche, dans l'axe ou à droite, j'espère qu'il va confirmer. Je ne me fais pas de soucis mais il faut voir dans quelle position il se sent le mieux. On a une bonne équipe mais pour avoir une grande équipe il faut que des grands joueurs émergent. En 1998, on avait de bons joueurs et un très grand joueur. Ca change beaucoup de choses.

Propos recueillis par l'AFP le 29 août 2011

AFP