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Laurent Blanc | AFP - PATRICK BERNARD

Blanc: "Améliorer notre niveau de jeu"

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"Il faut essayer d'améliorer notre niveau de jeu", a répondu le sélectionneur Laurent Blanc, interrogé sur ses attentes pour les matches amicaux de l'équipe de France contre les Etats-Unis et la Belgique (11 et 15 novembre) jeudi lors de l'annonce des 22 joueurs retenus.

Pourquoi avoir retenu Olivier Giroud ?
"Par sa taille, son jeu en pivot, il a un profil atypique et, comme vous le savez, j'aime bien en avoir dans ce domaine. Il multiplie les bonnes performances, on y réfléchit depuis un petit moment. C'est le bon moment pour le récompenser avec l'équipe de France et lui permettre de prendre conscience de ce qu'est le niveau international."

Vous aviez d'abord imaginé une liste de 18 joueurs seulement...
"On s'est rendu compte qu'on ne pouvait réaliser nos intentions. Cela posait trop de difficultés de faire venir des joueurs entre les deux matches. Autre inconvénient, même si ce sont des matches amicaux, ils sont importants pour le groupe, le jeu. Les joueurs doivent prendre conscience qu'on les prépare pour les gagner. Et comme on aura six changements, tous les joueurs pourront être sur le banc."

Quelles sont vos attentes contre ces deux adversaires modestes ?
"D'abord, ce sont des dates internationales plus ou moins imposées. Ce qu'on en attend, c'est d'augmenter le capital confiance. Et aussi de se concentrer plus sur le jeu, quelques fondamentaux ou éléments de base sur lesquels on peut s'appuyer dans le futur. Il faut essayer d'améliorer notre niveau de jeu. Il peut l'être, je pense."

Allez-vous également réitérer l'expérience du 4-4-2 ?
"Il faut être capable de changer de système dans un match, avoir les joueurs pour, une panoplie pour être performant tout en changeant. Quand on joue à une pointe, Benzema est devant, ce n'est un secret pour personne. A deux pointes, il peut être encore plus efficace. En général, pour marquer des buts, il faut avoir de bons attaquants. Le niveau international, c'est un ton au-dessus et, à part Karim, très peu marquent des buts. Mais si on prévoit de ne jouer qu'avec un attaquant, ce n'est pas la peine d'en prendre six. Les deux matches sont différents et on peut penser qu'il y aura aussi deux systèmes différents".

Il y a finalement peu de néophytes. C'est donc qu'il reste peu de places à prendre pour l'Euro ?
"On a fait une liste, on a mis les joueurs qui nous ont accompagnés pendant 15 mois et n'ont pas eu beaucoup de temps de jeu. Si on comptabilise, on arrive à un groupe de 35. On peut penser sans prendre trop de risque que les 23 font partie des 35. Même si on n'est jamais à l'abri, et je le souhaite, qu'un joueur explose. Il faut toujours garder de la place pour la forme du moment".

Le manque de leaders contre la Bosnie est-il inquiétant ?
"On en a quelques uns mais pas suffisamment, car on a vu contre la Bosnie un manque de confiance énorme en première période. Ces joueurs ne pouvaient pas tirer le collectif vers le haut. Il y a des joueurs qui sont leaders en club et pas encore en Bleu. C'est exactement ce qu'on recherche. On en a besoin. On a quelques mois pour qu'ils confirment le potentiel de leader qu'ils ont dans leurs clubs".

Où en est d'ailleurs la quête du capitaine ?
"Il est dans ma tête. En février, on rentrera dans le vif du sujet, déjà par l'opposition (contre l'Allemagne, le 29). On sera déjà dans la préparation du groupe des 23 et le capitaine sera désigné, je le garantis".

Dans l'optique de l'Euro, la nouvelle absence de Mexès est-elle grave ?
"S'il était disponible, il serait présent dans la liste. Ceux qui ont des problèmes de blessures aujourd'hui seront peut-être en grande forme à l'Euro. C'est dans huit mois. Ceux qui font des saisons complètes en club arrivent le plus souvent, et malheureusement, très fatigués. Dans ce cas-là, on subit. En défense, les joueurs n'auront peut-être pas beaucoup d'automatismes mais il faut faire avec. Si on veut voir des joueurs, il faut les faire jouer. Peu de choix s'offrent à moi. Je suis persuadé que ça peut le faire".

AFP