Balotelli Italie Croatie 062012
Mario Balotelli a montré un autre visage face à la Croatie (1-1). | FRANCISCO LEONG/AFP

Balotelli en quête de rédemption

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Peu inspiré contre l'Espagne (1-1), Mario Balotelli a retrouvé un peu d'allant contre la Croatie (1-1), mercredi à Poznan lors de la 2e journée du groupe C. Seul accroc : "Super Mario" a trop tergiversé devant le but plutôt que de jouer à l'instinct, sa qualité principale.

Mario Balotelli se savait attendu au tournant. Lui, tout juste auréolé d'un titre de champion d'Angleterre avec Manchester City, était l'une des attractions annoncées de cet Euro-2012. Mais après deux matchs joués, force est de constater que "Super Mario" n'a pas répondu aux attentes placées en lui. Auteur d'une piètre prestation contre l'Espagne (1-1), il avait trop, beaucoup trop vendangé d'occasions, empêchant ainsi la Squadra Azzurra de se mettre à l'abri.

De plus, ses excès d'humeur à répétition -indignes d'un joueur de son statut- n'avaient rien arrangé. Excédé par cette situation, Cesare Prandelli l'avait alors éconduit au retour des vestiaires (56e). Une décision qui sonnait, à cet instant, comme une punition.

Sifflé à sa sortie

Mais, à la surprise générale, le sélectionneur italien décidait de l'aligner -à nouveau- à la pointe de l'attaque, contre la Croatie (1-1). Le Citizen affichait d'emblée plus de combattivité et de générosité (3e, 16e, 18e) que face à l'Espagne. Il était même à l'origine du coup-franc amenant l'ouverture du score d'Andréa Pirlo (39e). Et puis plus rienà se mettre sous la dent... Il cédait finalement sa place (69e) -comme face à l'Espagne- sous les sifflets du public.

Un jugement sévère, car dès sa sortie, l'Italie a baissé de rythme avant de concéder logiquement l'égalisation, quelques minutes plus tard (72e). "Quand Balotelli est sorti, on a eu beaucoup moins de problèmes, a confié Luka Modric à la fin du match. Il pesait beaucoup sur la défense physiquement, tous les joueurs savent que c'est un grand attaquant, très puissant, qui fait mal aux défenses." Des propos certes rassurants, mais insuffisants pour dissiper tous les doutes entourant l'enfant terrible du football italien.