Arménie-France: retour gagnant pour Gignac, pas pour Payet

Arménie-France: retour gagnant pour Gignac, pas pour Payet

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Des deux joueurs de champ olympiens alignés d’entrée par Didier Deschamps, c’est André-Pierre Gignac qui a livré la meilleure prestation, offrant d’emblée une passe décisive à Rémy avant d’inscrire un penalty puis de permettre à Griezmann de scorer à son tour en fin de match pour le 3-0. Dimitri Payet, de son côté, n’a pas réussi à suffisamment pesé dans le jeu, alternant quelques bons passages et des passes ratées. En clair, l’un a été bon, l’autre franchement moyen.

Après un début de match discret, André-Pierre Gignac se distinguait en offrant le premier but à Loïc Rémy d’un centre puissant devant la cage adverse (0-1, 8e). Dans la foulée, sur un corner tiré par Dimitri Payet, l’attaquant de l’OM prenait la défense adverse de vitesse pour venir placer un coup de tête : le ballon passait de peu à côté du but arménien. A la 20e minute, toujours très actif, Gignac pressait la défense arménienne pour récupérer un ballon à quarante mètres du but adverse : d’un extérieur du pied droit, il servait Rémy dans la course, mais le tir du joueur de Chelsea heurtait cette fois le poteau (20e). 

Gignac décisif​ d'emblée

Placé derrière lui, dans l’axe du jeu, Payet tentait d’orienter en misant sur sa facilité technique. Entreprenant, il essayait de décaler ses latéraux et de trouver des espaces entre les lignes pour ses attaquants. A la 33e minute, l’ancien Nantais servait Jallet sur l’aile droite : le centre du Parisien trouvait Gignac, mais la remise de la tête de l’avant-centre des Bleus ne trouvait pas Rémy. Payet n’hésitait pas à revenir assez loin dans son camp pour tenter d’apporter une touche technique dans la relance. Quelques minutes plus tard, Gignac se débarrassait du marquage sur un centre de Rémy, mais son tir à bout portant était magnifiquement repoussé par Berezovski (37e). Juste après, l’ancien Toulousain manquait de spontanéité. Plutôt que de tirer instantanément, il tergiversait en attendant du renfort, et son centre était contré par un défenseur rouge.

Payet ne s'est pas libéré

Payet commençait le deuxième acte par une perte de ballon en milieu de terrain. Il se reprenait en impulsant le mouvement, alertant notamment Jallet d’une belle ouverture de 40 m qui ne donnait malheureusement rien. Volontaire mais parfois imprécis dans es passes, et clairement moins brillant qu’à Marseille, le numéro 12 français s’activait dans l’entrejeu sans parvenir à s’affirmer totalement dans ce rôle de meneur. Il allait d’ailleurs sortir à l’heure de jeu, remplacé par Rémy Cabella. Gignac attendait la 55e minute pour se mettre de nouveau en évidence. Le Provençal profitait du penalty accordé aux Bleus après une faute sur Pogba pour tromper Berezovski sur un penalty tiré tout en décontraction (0-2, 55e). Cela faisait dix sélections et cinq ans jour pour jour qu’il n’avait pas marqué avec l’équipe de France, et c’était contre l’Autriche. Mine de rien, il inscrivait son 10e but en 11 matches cette saison, et son 5e but en 19 sélections sous le maillot bleu.

APG impliqué sur les trois buts

Comme à l’OM, Gignac défendait parfaitement sur les corners adverses, se plaçant au premier poteau pour repousser le ballon de la tête comme à la 59e minute. Et il allait au combat devant, pesant sur la défense adverse, parfois emporter par son tempérament (charge illicite sur un défenseur adverse, 71e). Bougeant sur tout le front de l’attaque, APG s’est encore procuré une belle occasion à la 83e mais son tir dans la surface a été dégagé in extremis. Déçu sur le coup, rageur, Gignac se rattrapait dans la foulée en revenant défendre dans son camp avant d’adresser une lumineuse ouverture en profondeur pour Antoine Griezmann qui ajoutait un troisième but (0-3, 83e). Le sélectionneur le remplaçait quatre minutes plus tard par Benzema qui l’applaudissait à sa sortie avant de lui taper dans les mains. Sur ce match, l’enfant de Martigues a prouvé qu’il méritait sa place dans le groupe France et qu’il faudrait compter sur lui dans l’optique de l’Euro 2016. Pour Payet, ce sera forcément plus compliqué vu la concurrence.

Grégory Jouin @GregoryJouin