Belgique, RFA, Euro 1980
Le Belge Jean Celeumans (à gauche) face à l'Allemnad Bernard Dietz (à droite) en finale | ARCHIVE / UPI / AFP

1980 : La RFA recouvre son bien

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Frustrée et vexée d'avoir cédé son trophée, l'équipe de la RFA arrive en Italie avec l'esprit vengeur. La formation marquante des années 70, avec celle des Pays-Bas de Cruyff, l'Allemagne de l'Ouest ne va pas rater l'occasion de conquérir un nouveau trophée, le premier d'une décennie riche sur le plan mondial mais très pauvre en Europe.

Battue par les surprenants Tchèques en 1976, l’Allemagne de l’Ouest entend bien démontrer en Italie que son statut de meilleure équipe européenne des seventies n’est pas usurpé. Après avoir franchi le tour préliminaire assez facilement, les hommes de Jupp Derwall ont l’occasion de prendre leur revanche. Ils retrouvent en effet la Tchécoslovaquie (succès 1-0) dès le premier match du groupe A lors d’un tournoi final où les deux vainqueurs doivent se départager en finale.

Victorieux des Pays-Bas (3-2), les Allemands n’ont ensuite besoin que d’un match nul contre les Grecs pour accéder à la finale. Ils l’obtiennent à la faveur d’un 0-0 insipide. Première de son groupe, la RFA s’attend à retrouver l’Italie en finale à Rome.

Les Belges, invités surprise

Mais, à la surprise générale, la Squadra azzura est devancée sur le fil (au goal-average) par la Belgique. Victorieux de l’Espagne (2-1) et assurant un match nul face aux Anglais (1-1), les Diables Rouges font légèrement mieux que les Italiens (0-0 contre l’Espagne, 1-0 face à l’Italie). Ils arrachent le match nul qualificatif (0-0) au grand damne des Transalpins, éliminés de leur Euro sans avoir connu la défaite.

Des Italiens qui connaissent même une ultime humiliation en s’inclinant aux tirs aux buts (9-8) contre les Tchécoslovaques lord du match de classement. De son côté, la RFA part à la conquête d’un deuxième titre de championne d’Europe. La grande finale lui propose donc la Belgique comme adversaire surprise. Après l’ouverture du score par le géant Hrubesch (10e), les 48 000 spectateurs du stade Olympique croient le match plié.

Hrubesh décisif

C’est mal connaître les Belges qui n’abdiquent pas. Vandereycken égalise sur penalty (72e) et entretien l’espoir d’un fol exploit. Un rêve réduit à néant par le colosse Hrubesch (de la tête) dans la dernière minute du temps réglementaire. Un but assassin mais pas immérité pour une formation allemande de retour au sommet.