Marie-Laure Delie et Gaëtane Thiney
Marie-Laure Delie et Gaëtane Thiney, deux atouts offensifs en mauvaise posture depuis le début de l'Euro 2017 | AFP - TOBIAS SCHWARZ

Euro féminin - Les Françaises à l'heure de vérité face à la Suisse

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Après une victoire au forceps sur penalty contre l'Islande (1-0), un nul poussif contre l'Autriche (1-1), l'équipe de France féminine joue son match décisif contre la Suisse (20h45 en direct sur France 3 et francetvsport.fr). Les filles d'Olivier Echouafni sont condamnées à faire un match nul contre cette équipe, qui ne compte qu'un point de retard sur elles, pour se qualifier pour les quarts de finale du championnat d'Europe. Il leur faudra, pour cela, gommer deux défauts.

Le manque de réalisme

Depuis le début de la compétition, l'équipe de France a frappé 40 fois au but. C'est le troisième plus gros total des équipes engagées, derrière les Pays-Bas (47) qui ont disputé un match de plus, et l'Allemagne (41). Mais avec 20 tirs de moyenne par rencontre, les Bleues n'ont inscrit que deux buts, dont un sur penalty (contre l'Islande lors du 1er match). Le constat est terrible: sur les 40 tentatives, seulement 12 ont été cadrées, et 4 a trouvé le poteau. On est très loin des 11 tirs cadrés sur les 23 tentés par la formation anglaise, si impressionnante depuis le début de la compétition (8 buts marqués, aucun encaissé). Malgré un talent offensif indéniable autour des Le Sommer, Abily, Delie, Thiney ou Le Bihan, la France manque de réalisme.

"On aurait pu mettre 11 attaquantes, je pense que quand cela veut pas rentrer, cela ne veut pas. On a essayé, on a eu plus d'une dizaine de frappes. On a tout tenté", constatait amèrement Amandine Henry, qui a égalisé contre l'Autriche. Or, pour viser le premier podium de son histoire, il faudra bien gagner des matches. A commencer par celui contre la Suisse, qui n'a battu la France que 4 fois en 19 rencontres (dont les 3 premières dans les années 70). Depuis la défaite à Clairefontaine en 2002 (2-1) en amical, les Françaises ont remporté les 5 matches (tous amicaux) sans encaisser le moindre but.

La confiance

Tendues et pas libérées dans le jeu lors de leur entrée en lice contre l'Islande, les joueuses tricolores n'ont pas encore affiché de sérénité dans le deuxième match contre l'Autriche. Symbole d'une certaine fébrilité: Sarah Bouhaddi, la gardienne de but, dont la relance ratée a amené indirectement l'ouverture du score autrichienne. "Par le passé, notamment à l'époque de Bruno Bini (2007-2013), il y avait quand même beaucoup plus d'espaces, et on était moins attendu aussi", analyse Camille Abily. Après le nul contre l'Autriche, Olivier Echouafni, l'entraîneur, estimait: "Quand on n'arrive pas à trouver la situation, et bien derrière, on se met en danger alors qu'il n'y a aucune pression. Ce petit grain de sable a tendance à faire déjouer.