Le Sommer Euro2017
Eugénie Le Sommer lors de la victoire face à l'Islande à l'Euro 2017. | CARMEN JASPERSEN / DPA

Euro féminin 2017 : L’équipe de France à l’assaut du premier carré final de son histoire

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Entre éliminations dès le premier tour et cruelles désillusions en phases finales, l’équipe de France de football féminin n’a jamais atteint le dernier carré d’un Euro. Cette année encore, aux Pays-Bas, les Bleues sont passées tout près du scénario catastrophe. Qualifiées sur le fil pour les quarts de finales alors qu’elles étaient favorites de leur groupe, les Françaises auront à cœur d'inverser la tendance pour la suite de leur campagne européenne. En attendant leur quart de finale face à l'Angleterre dimanche soir (20h45), retour sur les précédents parcours des Bleues.

Euro 1997, 2001 et 2005 : Un petit tour et puis s’en va

Les trois premières participations de l’équipe de France à l’Euro féminin ont conclu au même résultat : une élimination au premier tour. En 1997, en Suède, après un match nul face à l’Espagne (1-1), les Françaises remportent leur deuxième match contre la Russie (3-0) mais chutent lourdement contre le pays organisateur (0-3) lors de la dernière journée, synonyme de disqualification à la différence de buts.

L’édition 2001, qui a lieu en Allemagne, est encore pire pour les Bleues qui perdent leurs deux premiers matches contre la Norvège (0-3) puis le Danemark (3-4) avant de sauver l’honneur face à l’Italie (2-0). L’aventure se termine à la dernière place du groupe B.

Quatre ans plus tard, à l’Euro 2005 en Angleterre, les Françaises commencent de la meilleure des manières en battant l’Italie d’entrée de jeu (3-1) puis en tenant la Norvège en échec (1-1). Le troisième match, décisif, a lieu face à l’armada allemande, déjà qualifiée pour les phases finales. La France s’incline 3 à 0 et se fait devancer à la différence de buts par la Norvège pour une troisième élimination d’affilée au premier tour…

Euro 2009 en Finlande : Une qualification in extremis… avant la grande désillusion

Présentes dans le groupe B, le plus relevé de la compétition, les Françaises doivent se défaire de l’Allemagne, champion du monde et d’Europe en titre, la Norvège et l’Islande. Les Bleues rentrent bien dans leur compétition en dominant l’Islande 3 buts à 1 mais se prennent une vraie claque trois jours plus tard face à l’Allemagne (5-1). Le troisième match, face à des Norvégiennes 10e du classement FIFA, se solde par un nul (1-1) suffisant pour s’octroyer la seconde place du groupe derrière les intouchables Allemandes.

L’équipe de France de football féminin découvre pour la première fois les quarts de finales de l’Euro après avoir été éliminé en poule lors des 3 dernières éditions. Leur adversaire, les Pays-Bas, sont également novices à ce stade de la compétition. Au terme d’une rencontre sans aucun but marqué malgré la domination des coéquipières de Camille Abily, meilleure buteuse de l’équipe (2), les Pays-Bas éliminent la France lors de la séance de tirs au but (5-4) et mettent fin aux rêves français.

Euro 2013 en Suède : Un sans-faute en poule… pour le même résultat

Quatre ans plus tard, les Françaises sont revanchardes. Le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont entrées dans leur compétition de la plus belle des manières. Les Bleues se débarrassent sans trembler de la Russie pour leur match d’ouverture (3-1), avant de se défaire de l’Espagne (1-0) et de prendre le meilleure sur des Anglaises nettement dominées (3-0). Avec neuf points en trois matchs, l’équipe de France est sûre de son jeu, bien emmené par Eugénie Le Sommer, Marie-Laure Delie, Louisa Necib et Wendie Renard, pour ne citer qu’elles.

En quart de finale, elles ont rendez-vous avec le Danemark, quasi-miraculé suite à un tirage au sort pour les départager des Russes, 2e ex-aequo de leur poule. La pression est donc du côté des Bleues, les favorites. Sauf que Johanna Rasmussen ouvre le score en faveur des scandinaves à la 28e minute de jeu, sur le premier tir du match. Les joueurs de Bruno Bini ont ensuite accroché le match nul grâce à Louisa Necib (75e) mais n’ont pas pu faire mieux que de jouer leur qualification aux tirs aux buts, une fois de plus. Comme en 2009, la séance ne tourne pas en faveur des Bleues, qui quittent la compétition la tête basse (1-1, 4 tàb 2).

Euro 2017 aux Pays-Bas : Un départ laborieux… en attendant la suite

Face à des courageuses mais limitées islandaises, l’équipe de France féminine a bien failli rater son entrée dans la compétition malgré son statut de favori. Les Françaises, dirigées par Olivier Echouafni, ratent totalement leur première période avant d’accumuler les occasions dans le second acte, malheureusement sans réussite. Ou en tout cas jusqu’à ce qu’Eugénie Le Sommer obtienne un penalty à 5 minutes du terme (1-0, score final). Délivrance.

Vient le tour de l’Autriche. Les 24e du classement FIFA arrivent le couteau entre les dents face aux troisièmes mondiales alors que les Françaises espéraient bien monter en puissance. Face à une équipe d’Autriche battue à cinq reprises lors des cinq derniers affrontements, les Bleues ne pouvaient que bien débuter cette rencontre. Même si ça a bien été le cas, ce sont les Autrichiennes qui ouvrent le score à la 27e minute de jeu. Mais, conscientes qu’elles devaient réagir, les coéquipières de Renard repartaient du bon pied au retour des vestiaires et semblaient bien plus mobiles. Et c’est finalement sur un corner que les Tricolores ont retrouvé des couleurs grâce à une tête d’Amandine Henry sur corner. 1-1, score final.

Pour leur dernier match de poule, face à la Suisse, les Françaises avaient besoin de se rassurer. Brouillonnes depuis le début de la compétition, elles le sont pourtant restées. Menées dès la 17e minute de jeu, elles ont même été virtuellement éliminées. Mais, puisant dans leurs ressources, les joueuses d’Olivier Echouafny ont su arracher le nul sur un coup-franc de Camille Abily à la 76e minute, synonyme de qualification. A l’arrachée. Les Françaises terminent deuxièmes de leur groupe, derrière l’Autriche, et devraient retrouver l’Angleterre en quart de finale, à Deventer, dimanche, pour une première qualification en demies de leur histoire.