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Bolade Apithy (à gauche) en action | AFP-Dilkoff

Seulement quatre médailles pour les Français

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Après les défaites en quarts de finale de l'équipe d'épée masculine, championne du monde en titre, et des sabreuses lors de la dernière journée, le bilan français s'arrête à quatre médailles, dont une d'or, aux Championnats d'Europe d'escrime à Leipzig. Dans la lignée des Mondiaux, l'équipe d'Italie d'escrime est restée sur son piédestal aux Championnats d'Europe à Leipzig, où elle a ravi cinq titres sur les douze en jeu.

Lors de la dernières journée jeud,  les Hongrois ont conservé l'or à  l'épée messieurs par équipe, de même que les Ukrainiennes au sabre.

L'an passé, la délégation tricolore était repartie de Plovdid avec sept breloques (deux d'argent et cinq de bronze), mais cet Euro était plus compliqué pour les Français. Alors que l'on comptait lors de cette dernière journée sur les épéistes, avec dans leur rang le nouveau champion d'Europe Jean-Michel Lucenay, les portes des demi-finales (synonymes de médaille) se sont refermées après une défaite en quart de finale face aux Ukrainiens 36 à 34. La frustration est d'autant plus grande que les Français après pourtant pris largement l'avantage dans ce duel.

Du côté du sabre féminin, les Françaises ont quant à elle été sorties dès leur premier match par des jeunes  Hongroises, qui leur ont infligé un sévère 45-36. A quatre mois des Championnats du monde au Grand Palais à Paris (4-13 novembre), l'équipe de France va devoir tirer rapidement des leçons, bonnes et mauvaises de cette compétition relativement décevante. Car s'ils ne repartent pas bredouilles, les Tricolores, habitués aux podiums, n'ont remporté qu'un seul titre, celui de Lucenay, et trois médailles de bronze, grâce à Boladé Apithy au sabre, Laura Flessel-Colovic à l'épée dames, et en épée dames par équipes. Surtout, le fleuret va devoir s'employer à retrouver des couleurs, après un zéro pointé.

 Eric Srecki, le nouveau directeur  technique national de l'escrime  français, regrette que les Championnats d'Europe n'aient pas permis à la grande majorité des  tireurs de se rassurer en vue des Mondiaux à Paris en novembre. Les Français ont manqué l'occasion de prendre confiance avant les championnats du monde qui se dérouleront au Grand Palais. " On repart comme on est venu. Nous  restons sur cette impression partagée que nous avions durant la saison. Les  médaillables restent les mêmes: dans les deux épées et au sabre. Il y a des  armes qui sont dans le dur et qui doivent trouver la solution. La seule  exception finalement est l'épée dames, avec le bronze en individuel et par  équipe. C'est le seul collectif, et Stéphane Riboud est le seul entraîneur, qui  doit repartir avec une certaine sérénité. Espérons que ces Championnats d'Europe  ne soient qu'un coup pour rien et qu'à Paris, tout le monde arrive au point  techniquement, mais aussi physiquement. Après une longue pause de trois mois, il  peut se passer tellement de choses."
Pour le DTN, il ne s'agit pas seulement de pouvoir se satisfaire d'un bilan de quatre médailles. ""Ce serait la fourchette basse, mais c'est vrai que cela l'était aussi pour des Mondiaux à Antalya (Turquie, 2009), alors qu'on attend des retombées  pour des championnats à la maison. A moins que cela soit quatre titres, quatre  médailles ne serait pas une catastrophe, mais ce ne serait pas non plus un très  bon bilan. Pour que la fête soit totale, il faut que l'organisation soit  parfaite et que les athlètes soient au rendez-vous. Comme référence de  Championnats du monde organisés à la maison, nous avons Nîmes en 2001 avec dix  médailles. Pour faire des campagnes pareilles, il faut des choses  exceptionnelles. Quelle arme aujourd'hui peut faire des campagnes à quatre  médailles ? Peut-être l'épée hommes et encore, il y a tellement d'outsiders ! En  annoncer autant ne serait pas sérieux. Je préfère dire entre quatre et six."      
          

Romain Bonte