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Virginie Ujlaky et le coach du fleuret féminin Franck Boidin | AFP - LOIC VENANCE

Ujlaky: "C'est un déchirement"

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Les Italiennes, détentrices du titre et grandes favorites, ont écrasé les Françaises 45-24 en quarts de finale du fleuret dames par équipes. Astrid Guyard, Corinne Maîtrejean et Virginie Ujlaky n'ont rien pu faire face au trio italien, Elisa Di Francesca, Arianna Errigo et Valentina Vezzali, qui avaient pris dans cet ordre l'or, l'argent et le bronze en individuel dimanche. Virginie Ujlaky revient sur ce revers...

Que peut-on dire après un match face aux Italiennes ?
"On a tout donné. L’Italie c’est la classe au-dessus. Le match il est parti très, très vite. La rencontre nous a filé entre les doigts trop rapidement. Un manque de réussite sur trois, quatre touches dès le départ, et après c’est terminé… C’est décevant mais on a tout donné. Personnellement, je n’ai rien a regretté sur mes assauts, à part quelques petits ratés sur certains impacts. Après, quand on commence à prendre l’eau, on se précipite plus pour combler le score et du coup en face elles n’attendent que cela et elles nous surprennent sur le départ de l’attaque. Elles sanctionnent tout…

C’est la montagne insurmontable ?
"Ce n’est pas insurmontable. Mais ce n’est pas facile de les "taper". Il faut avoir une grande maîtrise et de plus elles appuient sur l’accélérateur dès le départ. Elles ne font aucun cadeau sur le début de match. Le score se creuse tout de suite et après dès qu’il y a quelques touches d’écart, dès qu’il faut courir après là cela devient insurmontable.

Vous le sentiez dès le matin que ce match serait compliqué ?
"On savait que ce serait un challenge énorme. On savait que nous n’aurions rien à perdre. On était très motivés pour aller les manger. C’est malheureux, les choses ont tourné comme cela. Je pense également qu’il y a une part de manque de réussite sur le départ de l’assaut".

Qu’est ce que vous pouvez ressortir de ce genre de match ?
"Nous avons encore beaucoup de travail. C’est décevant de ne pas avoir eu de médaille au Grand Palais. C’est un déchirement. Les aléas du tableau font que nous avons pris l’Italie, on aurait préféré la Russie. Cela fait mal…".

C’est jouable avant Londres de rectifier le tir ?
"On a vu dans la saison que nous n'étions pas si loin que cela. On les a déjà rencontrées trois fois cette année et une fois nous n'étions pas très loin de l'exploit. Le jour où on l’on va bien cadrer le début de match, on sera capable de les battre. Avec un peu de chance, c’est jouable. On le sait avec les Italiennes, c’est tout ou rien…".

Gilles Gaillard

Championnats du Monde d'Escrime