Les fleurettistes en argent

Mondiaux d'escrime : les fleurettistes en argent

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Les fleurettistes français Enzo Lefort, Erwann Le Pechoux, Maxime Pauty et Julien Mertine ont remporté la médaille d'argent aux Championnats du monde d'escrime, battus par les Américains 45 touches à 32, mardi à Budapest. Cette médaille clôt une campagne historique pour l'escrime française.

Les formidables mondiaux français terminent donc sur très bonne note. Les fleurettistes Enzo Lefort, Erwann Le Pechoux, Maxime Pauty et Julien Mertine ont remporté la médaille d'argent  battus par les Américains 45 touches à 32, mardi à Budapest. Cette médaille d'argent place les Français, champions d'Europe il y a un mois, en excellente position pour aller chercher la qualification olympique, réservée aux quatre meilleures nations mondiales et aux meilleures continentales (Europe, Asie/Océanie, Amérique, Afrique) au-delà de ce top 4 mondial. En finale face aux Américains, N.1 mondiaux, les Français ont tout le temps fait la course derrière. Ils n'ont jamais trouvé de solutions pour revenir malgré la présence du tout nouveau champion du monde en individuel Enzo Lefort, le seul Français qui a gagné un de ses relais.

La France termine les Mondiaux-2019, qualificatifs pour les Jeux olympiques 2020 de Tokyo, avec cinq médailles: deux en or -Enzo Lefort au fleuret en individuel et les messieurs de l'épée- et trois en argent -les messieurs du fleuret, les sabreuses, et la fleurettiste Pauline Ranvier en individuel. Il s'agit de l'une des plus belles campagnes de ces vingt dernières années pour l'escrime française , avec une deuxième place au classement des médailles derrière la Russie, de très bon augure dans la perspective des Jeux l'an prochain.

Retour dans le gratin mondial

Certes, il y a eu Kazan (Russie) en 2014 avec sept médailles dont trois titres, ou Leipzig (Allemagne) en 2017 avec six podiums, mais ces éditions n'avaient pas la valeur qualificative pour les Jeux olympiques, avec la densité et la pression que cela implique. Et pour cette édition magyare qualificative pour le Japon, la France a répondu présente, regoûtant aux frissons de cinq finales planétaires, ce qui ne lui était plus arrivé depuis les Mondiaux-2007 à Saint-Petersbourg (six finales, quatre titres), pour occuper finalement la 2e place au tableau des médailles derrière la Russie. Ces résultats confirment la réinstallation des Bleus dans le gratin mondial de la discipline, après les années de creux au tournant des années 2010, et le traumatisant zéro pointé des JO-2012 à Londres.

Une confirmation qui est d'abord venue du fleuret: la médaille d'argent de la surprenante Pauline Ranvier au fleuret et son escrime généreuse a idéalement lancé la campagne hongroise vendredi. Le fleuret était rentré des Championnats d'Europe à Düsseldorf (Allemagne) il y a un mois avec quatre médailles -or par équipes chez les messieurs, argent par équipes chez les dames et bronze pour Enzo Lefort et Ysaora Thibus- et quitte Budapest avec trois nouvelles breloques -Lefort en or, une première dans cette arme depuis 1990 et Philippe Omnès, l'argent de Ranvier et des messieurs par équipes.

La réponse de l'épée

Arme traditionnellement la plus forte de la France, l'épée masculine a mis l'émotion, et ajouté la manière, dans son sacre mondial lundi soir, pour apporter la meilleure des réponses face à des résultats en berne ces derniers temps. Le sabre féminin a lui confirmé son installation aux côtés de la Russie comme la meilleure nation de l'arme, un an après le titre de Wuxi (Chine). Ces quatre armes -épée messieurs, fleuret messieurs et dames, et sabre dames- ont la voie royale tracée pour voir le Japon à l'été 2020, puisque les points accumulés à Budapest comptent double dans la course au ticket olympique par équipes, qui qualifie automatiquement trois tireurs pour les épreuves individuelles. Sortis en huitièmes de finale par équipes, les filles de l'épée et les sabreurs se retrouvent en revanche en difficulté et obligés de performer (podium ou victoire) dans les quatre dernières épreuves qualificatives par équipes, à l'hiver 2019/20.

AFP