Les sabreurs français tombent de haut

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Cette fois c'est vraiment la fin. La dernière chance est passée de briller dans le Grand Palais de Paris. Après leur échec en individuel, les sabreurs avaient à coeur de prendre leur revanche par équipes. Malheureusement, les Biélorusses ont coupé l'herbe sous le pied de l'équipe de France masculine en leur barrant la route dès les 8e de finale. Malgré leur talent, Boladé Apithy, Nicolas Lopez et Boris Sanson ont craqué dans le money-time 45-44.

La nef du Grand Palais n'a pas raisonné du cri de la victoire comme la veille avec l'épéiste Maureen Nisima. Cette fois, un grondement de colère est venu des gradins. Une houle digne des grandes marées à cause de plusieurs discussions arbitrales contestées, d'un côté comme de l'autre. Coulés, les sabreurs tricolores sont eux restés prostrés dans leur petit bateau, coupables d'avoir laissé filer un match à leur portée. Boladé Apithy, Nicolas Lopez et Boris Sanson ont pourtant mené à plusieurs reprises. Jusqu'à l'assaut final confié à Lopez, le vice-champion olympique de Pékin. Mais les deux points d'avance (40-38) au tableau d'affichage se sont envolés pour renflouer le compte d'Aliaksandr Buikevich, tout heureux d'avoir fait sauter la banque de France. "Il faudra revoir cela au calme mais on avait l'impression que l'arbitre setrompait alors forcément, ça énerve, ça met de la tension en plus, soulignait Apithy, visiblement dépité. Je pense que le niveau on l'a, maintenant c'est dans la tête que ça se joue", a-t-il ajouté, insistant sur la déception de l'échec des sabreurs lors de l'épreuve individuelle, où aucun n'avait réussi à passer plus de deux tours."

Au terme des deux jours de compétition du sabre, le constat d'échec est aussi flagrant que la déception. Pas question de sabrer pour le moment. Dans le staff français, on préfère garder la tête sur les épaules et analyser ces erreurs à froid. "Il ne faut pas faire ça dans l’énervement et la défaite, explique Patrice Menon, Directeur des équipes de France. Deux facteurs ne nous ont pas aidés : l’arbitrage et Nico qui est en dessous. Mais on est grand, on a du métier, on devrait gérer les choses. Le bilan du sabre n’est pas bon, mais il faut réfléchir et analyser les choses. Le match était serré, mais c’est le sport on joue sur le facteur humain et là, on n'a pas été bons sur l’humain."

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