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Un départ du marathon de Londres | AFP

Epreuves et technique: le marathon

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Incontestablement, le grand phénomène de la course à pied a été déclenché dans la deuxième moitié du XXe siècle et beaucoup de sportifs qui ont dépassé le cadre du simple "jogging" en sont venus d'abord au semi-marathon puis au marathon, épreuve qui semblait jusqu'alors désuète parce que trop exigeante, et qui a retrouvé ainsi une nouvelle popularité.

A l'origine le marathon tient son nom d'un petit village grec situé dans la plaine de marathon, où se déroula en l'an 490 avant J-C une célèbre bataille entre les Perses et les Grecs dont ces derniers sortirent finalement vainqueurs. Selon la légende, le soldat Philippidès serait mort d'épuisement au bout d'un trajet d'une quarantaine de kilomètres pour annoncer à Athènes la bonne nouvelle de la victoire grecque.

La distance officielle de 42,195 km fut adoptée en 1908 pour les JO de Londres, représentant exactement la distance de la course alors programmée entre le château de Windsor, lieu de départ, et le stade de White City, dans Londres, où se situait l'arrivée.

Cette épreuve jugée longtemps héroïque est considérée de nos jours comme abordable par des athlètes bien préparés et bien entraînés. D'ailleurs, des marathons organisés désormais dans les plus grandes villes du monde (New York, Paris, Londres, Tokyo) réunissent plusieurs dizaines de milliers de participants. C'est que les méthodes de préparation ont évolué grâce aux apports physiologiques et scientifiques notamment dans la connaissance des effets que peut avoir un effort soutenu sur le métabolisme et les solutions pour les traiter.

Jusqu'à cinq litres d'eau perdus

De manière générale, le marathon est une distance pour des athlètes naturellement très endurants qui aiment courir à une allure modérée et régulière. Il faut donc courir à son rythme sans se fier à ses adversaires, bien connaître ses possibilités et ses limites, et surtout beaucoup s'hydrater avant un marathon sachant que l'on peut perdre jusqu'à 5 litres d'eau, selon les températures.

Entre le tout premier temps réalisé en compétition aux JO d'Athènes de 1896 et le dernier record du monde établi en 2011 par le Kenyan Makau (2h 03'38") la différence est de 55 minutes. Ce qui énorme de prime abord, mais pas autant que cela eu égard à la façon dont la préparation et les équipements ont contribué à améliorer les conditions de course, réduisant de plus en plus les écarts chronométriques. En cinquante ans, le record a évolué de dix minutes, et seulement de deux minutes en dix ans. 

Christian Grégoire