Mahiedine Mekhissi
L'athlète français Mahiedine Mekhissi | AFP - ERIC LALMAND

Epreuves et technique: le 3000 m steeple

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C'est une des disciplines les moins connues peut-être, mais pas la moins spectaculaire. Parce qu'elle tient en haleine lorsque une poignée de concurrents arrivent au coude à coude et que l'on sait que tout se joue souvent dans les derniers mètres où il leur faut donner encore un coup de reins après avoir fourni beaucoup d'efforts.

Sept tours de piste et 200 m. Au total, 28 franchissements de barrières plus 7 franchissements de rivières: voilà ce que doivent avaler les concurrents du 3000 steeple. La présence des obstacles qui peuvent casser le rythme doivent gêner le moins possible l'action de course. Il est donc nécessaire de les franchir indifféremment jambe droite ou jambe gauche en avant, d'être souple et de posséder une très bonne technique de franchissement (impulsion et réception). Il est possible de prendre appui sur la barrière avec le pied pour la franchir.

Pour la rivière, la technique est plus particulière, car l'impulsion pour le franchissement est donnée sur la barrière précédente. Il convient donc de bien calculer son approche, car la jambe qui donne l'impulsion assure également la réception après la fosse remplie d'eau (niveau du fond en inclinaison montante vers l'extrémité, très peu d'eau à l'endroit de la reprise du sol). 

Le coureur de demi-fond spécialisé dans le steeple doit évidemment posséder de la résistance, mais aussi de la souplesse, le sens du rythme, et une coordination des mouvements. Il faut aussi savoir anticiper les obstacles et gérer sa course si on le peut, car après un inévitable écrémage au fil des tours, pour aborder la fin dans les meilleures conditions, il faut avoir garder un peu de fraîcheur.

La qualification de Mekhissi pour la finale du 3000 m steeple

Christian Grégoire