Bernhard Eisel (Sky)
L'Autrichien Bernhard Eisel (Sky) après sa chute à Rouen lors de la 4e étape du Tour de France | JOEL SAGET / POOL / AFP

Eisel a pris les points

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Flamme rouge en vue. Robert Hunter accroche Bernhard Eisel, le poisson pilote de Mark Cavendish. Une partie du peloton s’écroule. Le champion du monde est à terre. En plein cœur de la chute qui a marqué le final de la quatrième étape du Tour de France, Eisel raconte.

Maillot neuf. Visage fermé. Mark Cavendish n’avait pas envie de parler de sa chute en sortant de son bus. Heureusement, son fidèle lieutenant Bernhard Eisel, lui aussi projeté à terre et blessé au visage, n’avait pas la langue collée. « Ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait trois équipes qui voulaient placer leur coureur, raconte l’Autrichien. Hunter s’est faufilé à gauche mais il s’est accroché et il a fait tomber tout le monde. Ça a fait boum, boum boum, boum… »

Une faute du Sud-Africain ? Eisel ne lui jette pas la pierre. « C’était correct. J’étais dans la roue de Greipel. C’était plutôt sûr mais Hunter est tombé en premier. C’est facile de dire que c’est la faute d’untel ou untel. Il n’y a pas assez de place pour trois trains et on le paye. C’est comme ça sur le Tour. » A 60 km/h, c’est presque un miracle de s’en sortir avec si peu de blessure. Protégé par l’aura de l’arc-en-ciel ou par son ange-gardien autrichien, le Cav’ s’est relevé sans trop de mal après être resté quelques secondes assis sur le bitume, un peu groggy.

Eisel a eu un peu moins de chance. « Je n’ai pas vu venir la chute. J’ai pu mettre une jambe à terre mais après je n’ai rien pu faire. J’ai cogné la tête avec mes lunettes et ça a fait un gros cratère. Le bras droit est éraflé et on m’a pas posé quatre points de suture au dessus de l’œil droit mais ça va. Le docteur a fait un gros boulot hier. Mais j’ai été chanceux. Je suis désolé pour tous les coureurs qui sont tombés après moi. » Si Cavendish devrait être présent dans le sprint promis aux coureurs à St-Quentin, cette chute pourrait toutefois le convaincre de quitter le Tour assez rapidement pour préparer au mieux ses JO à Londres.