Luka "Perkz" Perkovic (G2 Esports)
Luka "Perkz" Perkovic | Riot Games

League of Legends : cinq raisons de suivre la finale des Worlds

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G2 Esports et FunPlus Phoenix s'affrontent dimanche en finale des championnats du monde de League of Legends à Bercy. Nous vous donnons cinq raisons de suivre la rencontre la plus attendue de l'année, à partir de 13h sur France tv sport.

Ils touchent leur rêve du doigt. Après une longue saison et des années d'entraînement, G2 Esports et FunPlus Phoenix s'affrontent dimanche en finale des Worlds, la meilleure compétition internationale de League of Legends. L'Europe contre la Chine : voilà l'affiche pour le titre de champion du monde dans l'AccorHotels Arena de Paris-Bercy. Rebondissements, duel stratégique, cette rencontre au sommet promet et on vous explique pourquoi.

Parce que l’Europe est de retour au sommet 

Dimanche, G2 Esports a l’occasion de devenir la deuxième équipe européenne à remporter les Worlds depuis Fnatic en 2011. Cette édition inaugurale avait été disputée à l’époque avec une seule équipe asiatique. Il a fallu attendre sept ans pour revoir une équipe européenne, pendant que la Corée du Sud raflait cinq des sept titres suivants. Fnatic est passé tout proche l’an dernier, mais a été balayé en finale par les Chinois d’Invictus Gaming. Et G2 pourra compter sur le soutien de tous les fans européens. “La scène s'est construite comme ça, explique Hadrien “Duke” Forestier, coach de l’équipe Splyce. Counter-Strike par exemple, tu as des équipes françaises, des équipes danoises. Sur League of Legends, aujourd'hui toutes les équipes sont mélangées (G2 est composé de deux Danois, un Polonais, un Croate et un Slovène). Le jeu s'est construit dans l'opposition entre les serveurs américains, coréens, chinois et européens. Il n’y a pas de serveur français.” 

Les joueurs de G2 Esports (à gauche) et ceux de FunPlus Phoenix face au public madrilène
Les joueurs de G2 Esports (à gauche) et ceux de FunPlus Phoenix face au public madrilène © Riot Games

Parce que G2 peut écrire l’histoire 

Mais devenir la deuxième équipe européenne sacrée ne serait pas le plus grand exploit de G2. Ils ne sont plus qu’à un pas d’un Grand Chelem inédit dans l’histoire de League of Legends. Ils ont remporté leurs deux championnats domestiques (une saison étant partagée entre le championnat de printemps et celui d’été pour chaque région) ainsi que le Mid-Season Invitational, tournoi rassemblant les meilleures équipes mondiales à la mi-saison. Même SK Telecom T1, l’équipe la plus légendaire du jeu avec trois succès aux Worlds, n’a pu réussir cette performance. Favori annoncé du tournoi, G2 a jusque-là tenu son rang, en éliminant justement les Coréens de SKT et du mythique Lee “Faker” Sang-hyeok en demi-finale. 

Parce que FunPlus Phoenix va dynamiter le match

Pour inscrire son nom dans l’histoire, G2 va devoir vaincre FunPlus Phoenix, vainqueur du championnat d'été chinois. “Ce serait mentir de dire qu’on les attendait en finale, mais ce n’est pas non plus une surprise” juge Charles “Noi” Lapassat, qui commentera la finale à Bercy. “FunPlus est une équipe très agressive, qui va aller chercher le contact, souligne-t-il. Ce n’est pas l’équipe chinoise la plus agressive, parce qu’ils ont également une bonne maîtrise de la macro (la gestion de la carte et des objectifs), mais G2 devra se méfier du début de partie pour éviter d’être mis en difficulté. S’ils arrivent à résister jusqu’en milieu de partie, alors ils auront l’avantage.” L'affrontement promet d’être explosif. 

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Pour le duel entre Doinb et Caps 

Cette finale sera aussi l’opposition entre deux des meilleurs midlaners du monde. Dans le coin chinois, Kim “Doinb” Tae-sang. “Doinb, c’est une histoire particulière, raconte Charles Lapassat. C’est un Sud-Coréen qui n’a jamais eu sa chance en Corée, qui a été révélé en Chine et qui maintenant prouve à tout le monde qu’il fait partie des meilleurs. C’est une vraie personnalité, une star.” “Je conseille aux gens d’être attentifs dimanche, car je suis en très grande forme” a-t-il lancé en conférence de presse vendredi. En face, le Danois Rasmus “Caps” Winther va disputer sa deuxième finale des Worlds d’affilée. “Il ne joue pas comme un midlaner normal, dit-il de son adversaire. J’ai préparé des choses pour lui et je pense qu’il en a aussi pour moi. Il est essentiel dans son équipe, il les aide beaucoup en rôdant partout sur la carte. On doit limiter ses déplacements pour l’empêcher de maîtriser la partie.” Celui parfois surnommé “Baby Faker” veut prouver à travers ce duel qu’il est bien le meilleur à son poste aujourd’hui. 

Pour l’ambiance incandescente de Bercy 

Ils attendent cette événement depuis des mois, voire des années. La France accueille pour la première fois la finale des championnats du monde, quatre ans après avoir reçu la phase de groupe. Des quelques milliers de place du Dock Pullman, voilà League of Legends à Bercy avec plus de 16 000 personnes attendues. “Les joueurs ont eu droit à une très très belle ambiance à Madrid, mais on peut espérer qu’elle sera encore mieux avec les fans français, connus pour être très bruyants” explique Charles Lapassat. Les fans se sont battus pour être présents, avec des billets liquidés dans le quart d’heure suivant la mise en vente. Et ils comptent bien en profiter.

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Les joueurs des deux équipes

G2 Esports : Martin "Wunder" Hansen (toplaner, Danemark), Marcin "Jankos" Jankowski (jungler, Pologne), Rasmus "Caps" Winther (midlaner, Danemark), Luka "Perkz" Perkovic (botlaner, Croatie) et Mihael "Mikyx" Mehle (support, Slovénie)

FunPlus Phoenix : Kim "GimGoon" Han-Saem (toplaner, Corée du Sud), Gao "Tian" Tian-Liang (jungler, Chine), Kim "Doinb" Tae-Sang (midlaner, Corée du Sud), Lin "Lwx" Wei-Xiang (botlaner, Chine) et Liu "Crisp" Qing-Song (support, Chine)

La finale est à vivre dimanche à partir de 13h sur France tv sport ! 

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