Carlos Moya Arantxa Sanchez Roland Garros 7/6/1998
Carlos Moya Arantxa Sanchez dos à dos, soulevant leur trophée de Roland Garros 1998. | AFP / PATRICK KOVARIK

E comme Espagnols

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Si les plus jeunes ou les moins intéressés s’imaginent que le règne espagnol sur terre-battue a débuté avec l’avènement de Rafael Nadal, ils se trompent. Certes, l’actuel N.1 mondial est le plus emblématique, avec ses cinq victoires porte-d’Auteuil. Mais d’autres ont fait résonner avant lui la Marcha Real à Paris.

Le premier, c’est Manuel Santana, en 1961 puis en 1964. Il devra attendre presque trente ans pour avoir un successeur, en la personne de Sergi Bruguera, victorieux en 1993 et 1994. Cette dernière année sera le théâtre d’un doublé, avec le sacre de la petite mais combattante Arantxa Sanchez, finaliste en 1991 (comme en 1995, 1996) avant d’être victorieuse en 1994, 1998, 1999, dont la mémoire retient surtout ses duels avec Steffi Graf. Les hommes reprendront le dessus, en imposant un style de plus en plus marqué fait de prises toujours plus fermées et de rallyes de plus en plus longs. Outre Bruguera, Carlos Moya (1998), Albert Costa (2002) et Juan Carlos Ferrero (2003), sans oublier les finalistes Berasategui ou Corretja, ont montré la voie à Rafael Nadal, qui les a supplantés. La terre est leur royaume depuis 20 ans. Mais 2011 est une autre décennie. Une nouvelle ère ?

Thierry Tazé-Bernard