Gilbert Duclos-Lassalle portrait
Gilbert Duclos-Lassalle | AFP

Duclos-Lassalle: "Pas un qui sort du lot"

Publié le , modifié le

Vainqueur de Paris-Nice en 1980, et de Paris-Roubaix en 1992 et 1993, Gilbert Duclos-Lassalle a accordé à notre site Francetvsport, un entretien. « Gibus » qui a participé à 13 éditions du Tour de France sur 20 ans (de 1979 à 1993), est notamment impatient de voir le comportement des favoris dans les premières étapes de montagne, car aucun des favoris ne sort du lot.

Que pensez-vous de ce début de Tour de France ?
Gilbert Duclos-Lassalle -
On a vu un début de Tour normal je dirai, avec les spécialistes du contre-la-montre s’expliquer dans le prologue. Et pour moi, l’un des meilleurs, Fabian Cancellara s’est imposé. C’est dommage pour Tony Martin qui crève, car je pense qu’il aurait pu aussi s’exprimer. Je l’ai suivi, et il crève à mi-parcours, alors qu’il est dans le même temps que Chavanel à ce moment là. Dans la première et la deuxième étape, on a trouvé les puncheurs avec Peter Sagan, Alejandro Valverde, puis des duels entre André Greipel et Mark Cavendish, que l’on risque de revoir ce jeudi.

Ce tracé est assez homogène finalement…
GD -
Oui, c’est un tracé qui n’est pas spécifique aux sprinteurs ou aux grimpeurs. Tout le monde peut s’expliquer un peu. Les années passées, on avait toujours une première semaine pour les sprinteurs, et après, les gens de la montagne faisaient la loi. Cette année, c’est un coup les sprinteurs, un coup les puncheurs, puis ce sera le tour des grimpeurs.

Quel Français voyez-vous le mieux classé sur les Champs-Elysées ?
GD -
Cela ne va pas tenir à grand-chose. On n’a pas aujourd’hui le coureur pour gagner le classement général, donc ce sera celui qui restera avec les meilleurs le plus longtemps possible, qui ne craquera pas. Ce n’est pas forcément un coureur qui va se glisser dans une échappée et qui prendra du temps, mais pour citer quelques noms, Pierre Rolland pourra être là, Thomas (Voeckler), je ne sais pas si il pourra être là avec son problème au genou. Si son problème est résolu, la crainte que j’ai, c’est qu’il est resté huit jours sans vélo, et cela peut avoir des conséquences. Et encore, il a de la chance car c’est un début de Tour tranquille. Sinon, on peut avoir un Sandy Casar qui peut rentrer dans le top, un Jérôme Coppel, Jean-Christophe Péraud, cela peut tourner autour de ces noms là.

Quel coureur vous a le plus impressionné ?
GD -
Il n’y en a pas un qui sort du lot. A chaque arrivée, on a trouvé les meilleurs, mais ce que l’on peut dire, c’est qu’Evans se comporte bien, Wiggins aussi, mais il y a encore quelques étapes de bordure, et des arrivées au sprint. Le Britannique devra être vigilant, parce que l’an passé, il a quitté le Tour en chutant, donc je lui souhaite de pouvoir aller jusqu’aux Champs-Elysées et de pouvoir s’expliquer avec Evans.

Attendez-vous la montagne avec impatience ?
GD -
Ce que j’attends surtout c’est que dès que l’on va aborder la montagne, de voir attaquer les Ivan Basso, les Vincenzo Nibali, les Fränk Schleck, parce que je pense qu’après le premier contre-la-montre, ils auront tous trois ou quatre minutes dans la casquette, et ils devront alors combler le retard.

Romain Bonte