La joie de la Française Alizé Cornet
La joie de la Française Alizé Cornet | AFP - Miguel Medina

Direction Azarenka pour Cornet

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Alizé Cornet, tête de série N.27 et tout juste titrée à Strasbourg, a rejoint la Bélarusse Victoria Azarenka, N.3 mondiale, au troisième tour de Roland-Garros, en battant jeudi l'Espagnole Silvia Soler-Espinosa en deux sets 6-1, 6-3. La Niçoise égale son meilleur résultat à Roland-Garros.

Sous un ciel d'abord menaçant mais clément, la Niçoise a malmené son adversaire dès les premiers échanges de la rencontre en lui montrant toute la palette d'une joueuse complète: une bonne défense en fond de court, un service efficace, quelques montées à la volée et des amorties bien senties.

La leçon fut totale et la 85e joueuse mondiale a été balayée 6-1, sans avoir le temps d'offrir de résistance. Dans le début de la deuxième manche, Cornet a connu une légère baisse de régime et s'est fait breaker très tôt pour se retrouver menée 3-1, victime d'un sursaut d'orgueil de l'Espagnole, beaucoup plus à l'aise et offensive sur sa ligne. Le temps de recoller à 3-3, Cornet s'est dirigée vers le vestiaire, la pluie faisant un énième retour sur le stade de la Porte d'Auteuil. Une heure et demie plus tard, la tête de série n°31 n'a mis que trois petites minutes pour prendre le service de Soler-Espinosa et ne plus se jamais se retourner, bouclant l'affaire 6-3.

La coupure bien gérée

"Je suis très satisfaite de mon match", a assuré la Française en conférence de presse. Après avoir "débuté très fort" la rencontre, elle n'a pas été gênée du tout par la coupure due à la pluie. "Je n’ai plus perdu un jeu après l'interruption. J'ai sauvé des balles de jeu. C'était une bonne reprise, je me suis bien remise dedans. Il faut croire que je gère pas mal les interruptions. Ça m'était déjà arrivé à Strasbourg, et chaque fois que ça m'est arrivé à Roland, je m'en suis bien sortie. Je touche du bois que ça continue", a-t-elle déclaré. 

Au prochain tour, la tête de série n°31 affrontera un gros morceau du tableau féminin, Victoria Azarenka. Une vieille connaissance pour la Française qui l'a déjà affrontée en 2012 à Pékin. Une gifle (6-1, 6-0) qui visiblement n'a pas marqué Cornet. "P....., ça ne me dit rien ! C'était il y a 5 mois... J'ai vraiment la mémoire courte. Pourtant, j’en avais pris une bonne sur le central de Pékin", s'est-elle rappelée. Mais en cinq mois, la Française a changé, son jeu aussi et cette échéance ne l'effraie pas. "Victoria, ce sera un challenge, je serai prête, je vais tout donner, j'espère un peu la faire frémir". Maintenant que son objectif du troisième tour est atteint, la suite est juste "excitante"...

Gilles Gaillard