Didier Rous (Europcar)
Didier Rous (Europcar) | DR

Didier Rous : "Un bon Tour pour Cofidis"

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Même s’il déplore l’absence d’une victoire d’étapes, le directeur sportif de l’équipe Cofidis s’est dit fier du comportement des siens, surtout après un début de Grande Boucle très difficile. « Les coureurs sont allés chercher la 9e place de Danny Navarro », s’est-il félicité.

« Les coureurs ont su se reconcentrer sur l'objectif », a d’emblée déclaré Didier Rous. « Ce n’était pas évident après la première semaine délicate que nous avons vécue. Je m’attendais à ce qu’il y ait une réaction d’orgueil car je leur ai parlé assez durement pour les piquer dans leur chair après la première journée de repos. Ils ont répondu à nos attentes ».

Tout le monde a eu son importance

« Tout le monde a eu un rôle important à un moment donné pour qu’on en soit là aujourd’hui », a-t-il poursuivi. « Même un gars comme Rein (Taaramae), qui n’était pas au mieux, s’est battu tous les jours pour faire un bon chrono ou pour rouler pour Danny (Navarro) sur l’étape de Montpellier (après la chute de l’Espagnol) ».

« Ce groupe est composé de super pros. Ils ont leur place dans l’équipe. Après, on peut toujours débattre d’une sélection », a-t-il encore lâché, incisif. « Elle ne fera jamais l’unanimité. L’année prochaine, ce sera peut-être différent car il passera de l’eau sous les ponts d’ici-là. Mais on n’a pas un puits sans fond », a prévenu l’ancien double champion de France. « On ne peut pas recruter comme ça, en mettant des sommes astronomiques sur des coureurs. Faire une équipe devient une histoire de gros sous. Quand on voit les budgets adverses… »

Un travail au quotidien pour construire

« On ne fait pas une équipe en claquant des doigts », a-t-il expliqué. « On l’a vu avec Quick Step. Ils ont passé deux, trois ans difficiles, et ils ont déboursé de l’argent pour aller chercher des coureurs et revenir dans la lumière. Nous n’avons pas ces moyens-là. Il nous faut travailler, que les coureurs prennent confiance. C’est un travail qui se construit au quotidien. Il nous a juste manqué un peu de réussite. C’était une année sans à ce niveau-là. Ensuite, ce sont des garçons qui apprennent à se connaître ».

« La 9e place de Danny Navarro ne sauve pas le Tour », a conclu Didier Rous. « On avait des ambitions. Quand on met un mec dans le top 10, c’est bien. Surtout quand on voit le temps qu’il a perdu au début. Après, on a fait ça avec les moyens du bord. La principale qualité de l’équipe a finalement été d’exploiter les moyens qu’elle avait sur le moment pour faire un top 10. Après on peut dire que c’est une 9e place au rabais. Mon cul ! Les coureurs se sont envoyés pour aller chercher cette 9e place. Pour moi, ça restera un très bon Tour de France même s’il manque une victoire d’étapes », a-t-il concédé. « Il faut se servir de cette expérience pour être encore plus fort mentalement ».