Didier Rous (Europcar)
Didier Rous (Europcar) | DR

Didier Rous : "Froome ne gère rien du tout"

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Le directeur sportif de l’équipe Cofidis est revenu pour nous sur cette étape mouvementée. Il a salué les bons coups réalisés par les Saxo de Contador et par les Omega de Cavendish même s’il n’a pas apprécié les déclarations de Jérôme Pineau : Je pense qu’ils se le racontent un peu, a-t-il dit.

Diriez-vous que c’est bien joué aujourd’hui de la part des Omega-Pharma et des Saxo ?

Oui, c’est sûr que ça a été bien fait. On a eu une belle journée de vélo, un peu comme celle de dimanche. Ca fait de belles images à la télé. C’est bien pour le vélo, pour le Tour, pour tout le monde.
Jérôme Pineau et Patrick Lefevere ont dit que c’était plus ou moins prémédité, qu’ils avaient préparé leur coup, qu’ils voulaient faire la guerre… Je pense qu’ils se la racontent un peu. Quand on a gagné, c’est facile de se la raconter comme ça. Il y avait vent de côté toute la journée et on savait que ça pouvait être dangereux. Maintenant, à ce moment là de la course… Il y avait d’autres endroits. Qu’ils disent que c’était prémédité, ils se la racontent un petit peu. Ca n’empêche qu’ils ont quand même fait un beau coup, on ne peut pas leur enlever. Ils ont gagné l’étape mais ils n’ont pas pris beaucoup de points pour le maillot vert.

Et la dernière attaque de Contador et de ses hommes ?

C’est bien joué parce qu’ils pouvaient récupérer un peu de temps. Ca déstabilise encore plus le maillot jaune. J’espère juste pour la beauté du Tour que les équipes ne vont pas courir pour les places d’honneur mais pour gagner le Tour.

Froome peut-il être marqué psychologiquement par une telle étape ?

Oui. Le temps perdu est minime car il aurait pu en perdre beaucoup plus si les Saxo avaient fait ça beaucoup plus tôt. Il n’a pas d’équipe et ça aurait payé encore plus avec plus de deux minutes à l’arrivée. Là, ils se sont rapprochés d’une minute avant les Alpes. J’espère qu’ils vont continuer à attaquer car Froome ne gère rien du tout. Aujourd’hui, il a fait comme il pouvait. Je pense qu’il s’est fait peur. En tous cas, on va vivre une belle dernière semaine.

Que pensez-vous de l’absence de victoires françaises ?

Des coureurs français capables de gagner de belles étapes, il y en a quelques-uns. Il y a des années comme ça où ça fonctionne moins bien pour les Français, mieux pour les sprinteurs. C’est cyclique.

Pour l’équipe Cofidis, c’est tout pour Navarro maintenant ?Non. Tout le monde a carte blanche pour tenter sa chance. L’essentiel reste de gagner une étape.

Danny n’a pas eu de chance la première semaine. Il est tombé trois fois. On n’a pas la réussite. S’il n’était pas tombé, il serait aux alentours de la 10e place. Il faut s’adapter. On a des guerriers qui savent se battre. On va voir dans les prochains jours.

 

Vidéo: la réaction de Froome à l'arrivée