Cofidis Di Gregorio (portrait)
Rémy Di Gregorio a été blanchi d'accusations de dopage | ALBERTO MORANTE/MAXPPP

Di Grégorio mis en examen

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Le coureur français Rémy Di Grégorio placé en garde à vue depuis mardi puis déféré devant le Parquet de Marseille ce matin, a été mis en examen jeudi après-midi à Marseille pour détention de matériel prohibé .

"Il est mis en examen pour détention de produits réputés dopants", a déclaré Me Dominique Mattei, l'avocat de Di Gregorio, à la sortie du tribunal de grande instance (TGI) où le cycliste avait été  transféré dans la matinée, après avoir passé près de 48 heures en garde à vue. Le chef de mise en examen retenu par le parquet est la "détention d'un  procédé interdit sans justification médicale". Le procédé en question est un "kit d'injection de glucose", a précisé le  procureur de la République de Marseille Jacques Dallest lors d'une conférence  de presse jeudi matin. Selon M. Dallest, le coureur a apporté ce kit à un  naturopathe de 75 ans, dont le cabinet se trouve à Marseille et qui a pratiqué  l'injection.

La détention, sans justification, d'un tel kit est passible d'un an  d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende, a relevé M. Dallest, en soulignant  que le parquet avait requis le contrôle judiciaire de Rémy Di Grégorio.  "Quelle est la frontière entre une préparation physique performante telle  qu'elle est conseillée par des praticiens et le dopage, ce sont donc les  expertises qui détermineront cela", a réagi Me Dominique Mattei, évoquant des  "traitements homéopathiques".

"Ce qui est très regrettable, c'est que M. Di Grégorio a été suspendu du  Tour de France alors qu'il n'y aucune certitude qu'il ait pris des produits  dopants", a-t-il déploré. Le naturopathe a quant à lui admis aux gendarmes lui avoir fait des  transfusions sanguines, selon le parquet. Il devait être mis en examen pour  "administration à un sportif de substance ou procédé interdit", ce qui est puni  de 5 ans d'emprisonnement. Rémy Di Grégorio était déjà dans le collimateur de la justice lorsque  l'information judiciaire contre X a été ouverte le 28 juin 2011, mais "aucun  élément probant" n'avait pu sortir de cette première phase. L'enquête, qui  n'avait pas été close, a été "réactivée au printemps". Ces éléments ont abouti  à son interpellation mardi à Bourg-en-Bresse (Ain) sur le Tour de France.

AFP