Anthony Delaplace (Saur-Sojasun) portrait TDF 2011
Anthony Delaplace (Saur-Sojasun) | DR

Delaplace : "C'était impossible d'aller au bout"

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Plus jeune engagé sur ce Tour de France 2011, Anthony Delaplace (Saur-Sojasun) a une nouvelle fois montré le maillot, dimanche, entre Limoux et Montpellier. Pour la troisième fois, il s'est offert une belle échappée en compagnie de Mickaël Delage, Samuel Dumoulin, Mikhail Ignatyev et Niki Terpstra. Mais, comme on pouvait s'y attendre, la formation HTC, au sprint, a eu le dernier mot.

Vous avez réalisé une belle prestation aujourd’hui …
« Ce n’était pas trop prévu parce qu’hier, j’ai fini l’étape vraiment fatigué. Ce matin, Stéphane Heulot nous avait dit de nous glisser dans les coups. J’ai donc tenté ma chance. Mais avec HTC, c’est quasiment impossible d’aller jusqu’au bout. Ils gardent l’écart à 3-4 minutes puis ils reviennent quand ils veulent. C’est dommage mais c’est comme ça.

N’y-a-t-il pas un peu de frustration justement à partir en se disant que ça n’ira pas au bout ?
« Je suis un baroudeur donc j’espère toujours que ça ira au bout. Aujourd’hui, c’était l’avant-dernière chance des sprinteurs donc c’était quasiment impossible. Mais il faut bien tenter sa chance car si personne ne le fait, il n’y a plus de course. »

Comment s’est passée la collaboration dans l’échappée ?
« Ca a été. Après, on a accéléré l’allure dans les 40 derniers kilomètres. Mikhail Ignatyev était vraiment costaud. Il nous a attaqués à la sortie d’un rond-point. Avec les autres Français, on s’est un peu regardé, personne n’a voulu faire l’effort et Niki Terpstra nous a contrés. Mais de toute façon, il n’y a pas de regret à avoir puisqu’ils se sont finalement fait reprendre.

Aujourd’hui, c’était votre troisième échappée depuis le début du Tour. Vous montrez que vous êtes un battant.
« Je m’étais dit que sur le Tour il allait falloir que je me canalise, que je n’attaque pas trop mais je n’y arrive pas. C’est mon tempérament ! Pourtant, hier, j’ai vraiment fini fatigué et je m’étais dit qu’il ne fallait pas que je refasse de rallye si je veux aller jusqu’à Paris. Aujourd’hui, je me suis retrouvé bien placé au départ et j’ai sauté sur l’occasion.

Comment vivez-vous votre premier Tour ?
« Ca se passe bien même si je galère pas mal en montagne. Sur toutes les étapes, il y a un niveau de fou. Je suis tout de même content car j’ai fait trois échappées. J’aurais bien aimé qu’il y en ait une sur les trios qui aille au bout mais bon …maintenant, j’espère aller à Paris et ne pas arriver hors-délai dans les Alpes.

Peut-on espérer vous revoir à l’attaque ?
« Il n’y a plus beaucoup d’occasions pour moi car en haute montagne, je suis un peu limité. Et puis, maintenant, on va tout donner pour Jérôme (Coppel) pour le classement général. »

Isabelle Trancoën