Célia Barrot
La Française Célia Barrot, engagée dans les courses d'eau libre | AFP - Attila Kisbenedek

Dans le grand bain de l'eau libre

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La première épreuve en eau libre des Mondiaux de Shanghaï, le 10km féminin, se dispute mardi matin. Dans une mer, fermée par une digue, qui avoisinera les 28°, la bataille sera rude pour décrocher les dix premiers sésames pour les Jeux Olympiques de Londres. Trois Françaises seront au départ du 10km féminin.

"Ca va être une tuerie ! Il y a un plateau de très haut niveau et il n'y en a que 10 qui vont être pris. On devrait voir 20 nageurs de front qui arrivent en même temps", promet le Directeur technique national adjoint en charge de l'eau libre en France, Marc Lazzaro. Depuis les JO de Pékin en 2008, l'eau libre, qui se dispute sur trois distances - 5 km, 10 km et 25 km, messieurs et dames - fait partie du programme olympique mais avec une seule épreuve: le 10 km. Depuis trois ans, ils sont très nombreux à être venus sur la distance et ont du coup fait évoluer la stratégie de course. "Avant il y avait pas mal de tactique. On ne se découvrait, on attendait un peu. Maintenant, ça part vite et ça s'étire au fur et à mesure. Il n'y a plus de dernier tour au sprint", raconte Lazzaro. Désormais, il faut nager vite sur les 10 km. Mais il peut y avoir aussi des échappées. Et puis il y a des coups, plus ou moins volontaires. Il faut aussi compter sur les conditions climatiques. C'est pour cela qu'il ne peut pas y avoir de records du monde en eau libre . Les chronos dépendent du vent et du type de bassin (mer, lac, rivière).

En tête de peloton, l'Italie, qui domine depuis deux ans avec dans ses rangs Valerio Cleri et Martina Grimaldi, qui défendront leur titre. Mais aussi l'Allemagne avec Thomas Lurz, nonuple champion du monde dont trois titres sur 10 km et l'armada russe.

A Shanghai, les courses se feront en mer, dans un endroit fermé par une digue. Le parcours est une boucle de 2,5 km, a l'abri des grosses vagues. La contrariété viendra de la température de l'eau, très élevée à Shanghai (28° à 29°c). "Quand l'eau est très chaude, il faut beaucoup boire et prendre du sel pour éviter de trop se déshydrater. Les nageurs mettront des gilets froids avant la course. Et les moyens de ravitaillement sont différents. On se prépare différemment pour une compétition dans une eau chaude que dans une eau froide", explique Lazzaro. L'année dernière aux Mondiaux de Roberval, où Celia Barrot est devenue la première française médaillée sur 25 km (bronze), l'eau était à 18 degrés.  "Avant ce genre de compétition, les athlètes prennent du poids alors que pour Shanghai, ils en perdent un peu", précise-t-il. Ils seront 8 Tricolores à participer aux épreuves d'eau libre , 3 filles et 5 garçons. Barrot mais aussi Ophélie Aspord et Aurélie Muller ouvriront les hostilités mardi face à l'armada italienne, aux Russes et aux Allemands.

AFP