Yazeed Al-Rajhi dunes Dakar
Le Saoudien Yazeed Al-Rajhi dans les dunes | FRANCOIS FLAMAND / DPPI MEDIA

Yazeed Al-Rajhi dans les traces de Nasser Al-Attiyah

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A part en tête du rallye, Nasser Al-Attiyah n'est plus seul. Exemple à suivre au Moyen-Orient, le Qatari a ouvert une voie dans le rallye-raid. Le Saoudien Yazeem Al-Rajhi en est le digne héritier.

Pour un futur grand, quel coup de maître ! A l'heure de songer au demi-tour pour repartir vers Buenos Aires, s'il faut retenir une révélation de ce Dakar 2015, c'est bien Yazeem Al-Rajhi. Inconnu du grand public avant le départ, le Saoudien a éclipsé des Peugeot, Nani Roma, Robby Gordon et Orlando Terranova en moins de six jours. Impressionnant de maîtrise au volant comme dans ses interviews, Al-Rajhi n'en finit plus de monter. Pas par l'escalier de service mais par l'ascenseur réservé aux patrons de la discipline. 20e puis 6e des deux premières étapes, le Saoudien se chauffait seulement. Depuis Chilecito, il n'a pas quitté le top 5, flirtant à chaque fois avec la victoire d'étape. "Dès la première étape, j’ai réussi à aller chercher un bon résultat, raconte-t-il tout sourire devant son Toyota Hilux. Plus tard j’espère pouvoir attaquer un peu plus." Nouveau sur le Dakar, Al-Rajhi s'est toutefois déjà fait un nom en rallye. Habitué du WRC2, il s'est plusieurs fois payé le luxe de battre Nasser Al-Attiyah. C'est certainement ce qui lui a donné l'idée d'aller le chercher sur son terrain de jeu favori, le rallye-raid.

Grand sourire et grandes dents

Sûr de lui, le troisième du classement général (à 20'29" du Qatari, ndlr) assure que ce n'est qu'une étape. "Je pense que je peux faire encore mieux, et même gagner le Dakar. Pas cette année, parce que je ne veux pas prendre de risques. Il y a encore beaucoup d’étapes, et je veux aller au bout, idéalement sur le podium. Mais l’année prochaine, je n’aurai plus aucune excuse, je viendrai pour gagner." Quand on sait qu'il ne pilote qu'un Hilux ancienne génération, on a tendance à le croire pourvu qu'on lui mette un meilleur volant entre les mains. Si son Dakar est déjà réussi, derrière son sourire se cache un insatiable appétit. "Mon objectif « public », c’était le Top 10, mais mon réel objectif personnel pour cette année, c’est le Top 5 ! Maintenant, si je peux prendre la 2ème place à Giniel, je la prendrai, mais il ne me fera pas de cadeau, personne n’en fait ici."