William Alcaraz (Polaris)
William Alcaraz sur son Polaris du team Xtreme Plus | DR

William Alcaraz, l’étoile de Polaris

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Quand Willy Alcaraz a accepté le pari du team Xtreme Plus en 2012, certains l’ont pris pour un fou. Après une belle carrière de copilote et un passage éclair en camion, le Lorrain s’est lancé à fond dans l’aventure du buggy de poche Polaris RZR 900 XP. Et ça marche !

 

Tout le monde n’a pas eu la chance de faire de la moto petit… Rouler dans la catégorie deux roues sur un Dakar, William Alcaraz aurait adoré ça. Fondu de voiture, le Nancéien a très vite trouvé refuge dans un baquet. A gauche comme pilote mais surtout à droite, dans celui des copilotes. Malgré l’immense plaisir de piloter sur le Dakar, son rêve d’enfance, Alacaraz préférait faire la navigation dans un gros team que de galérer dans une petite équipe. Et le concessionnaire a eu des pointures comme Paul Belmondo ou Carlos Souza. En 2001, il termine même 12e avec Stéphane Peterhansel à bord. Mais son principal fait de gloire reste une 7e place au général camion et une étape en 2007 avec Philippe Jacquot dans un Man officiel. Sceptique après la traversé de l’Atlantique jusqu’en Argentine et au Chili, ce Lorrain amoureux de l’Afrique s’est laissé convaincre par les dunes sud-américaine. « Par endroit, c’est plus dur qu’en Afrique », raconte-t-il. Impressionné par la passion du public, il remet ça chaque année. « Quand on l’a fait une fois cette, on n’a qu’une envie, c’est d’y retourner », expliquait-il à l’Est Républicain avant le départ de Lima.

 

36e au général

Depuis l’an dernier, Willy Alcaraz s’est mué en conquistador. Séduit par le mini buggy de Polaris, il défend haut et fort les couleurs de l’équipe Xtreme Plus. Après une première très réussie (42e au général auto et premier de la catégorie T3 light), le Nancéien a remis le couvert pour la 35e édition, son 21e à lui. Alcaraz est revenu avec une version améliorée de sa « petite contesse », son RZR 900 XP (Allongé de 41 cm pour embarquer plus d’essence, ndlr). « La machine est neuve. Nous avons rallongé le châssis, travaillé sur les suspensions et la hauteur de la machine, sur le refroidissement et les performances boîte de vitesse et moteur... et pour résoudre le seul problème que nous avons eu l'an dernier, nous avons fait fabriqué des jantes spéciales », a confirmé Marco Piana, préparateur des RZR. Emballé par son essai au Maroc, Willy Alcaraz n’a pas tardé à se faire plaisir en course. Très à l’aise dans les dunes et les pistes sinueuses, le Lorrain s’est éclaté et occupe une très belle 36e place au classement général des autos. A part une baisse logique de la puissance en altitude (25 % en moins sur un véhicule de 100 CV, ndlr), un problème de batterie au début et un petit tankage à Copiapo où il retrouvé son père au bivouac, le Dakar se passe à merveille. « Pour moi, c'est le plus beau parcours que nous avons parcouru en Amérique du Sud, depuis le début c'est magnifique, avoue-t-il. Il y a un monde fou partout, je me demande parfois combien de temps ils doivent marcher pour venir nous voir passer... Quelle ambiance !» Si tout va bien d’ici samedi soir, Alcaraz sera fêté en héros à Santiago.