Castera Dakar
David Castéra. | FRANCK FIFE / AFP

Un Dakar plus difficile que prévu

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A mi-parcours du Dakar, à l'occasion de la journée de repos, et à la veille de quitter l'Argentine pour la Bolivie, le directeur de course David Castera a estimé que l'édition 2014 du rallye, endeuillée par la mort du motard belge Eric Palante jeudi, se révèle plus difficile que prévu.

"La pluie et la chaleur ont accentué les difficultés, a-t-il déclaré. On savait que ce serait difficile, mais pas autant. Mais on ne contrôle pas la  météo". Samedi, seule journée de repos d'une course harassante, débuté six jours plus tôt à  Rosario (Argentine) et qui s'achèvera le 18 à Valparaiso (Chili), les "survivants" du Dakar -2014 sont restés au bivouac de Salta, dans le nord-ouest  de l'Argentine, pansant leurs plaies et bricolant leurs engins à deux, quatre ou six roues avant d'attaquer la deuxième et dernière semaine de  l'épreuve.

Direction Bolivie

Dimanche, les motards s et les quads mettront le cap sur Uyuni, en Bolivie, une grande première dans l'histoire du rallye. Cette étape marathon (pas  d'assistance à l'arrivée) les fera passer par des paysages andins majestueux.  La récompense sera un bivouac à 3.600 mètres d'altitude, au bord du plus grand  salar (lac salé) au monde et avec le volcan de Tunupa (5.300 m) en arrière-plan. Pendant ce temps là, les autos et les camions feront une boucle autour de  Salta, avec 500 km de spéciale. Tous les concurrents se retrouveront lundi soir à Calama (Chili), après  avoir traversé la cordillère des Andes et "basculé" côté Pacifique. "La deuxième semaine, au Chili, devrait être un peu moins éprouvante en  termes de températures et sur des terrains plus classiques de rallye-raids,  moins éprouvants pour les pilotes", a noté Castera."Le Dakar -2014 est plus dur que certaines autres éditions mais pas plus  dangereux", a-t-il dit, notant que le taux d'attrition était de 35 à 40% cette  année toutes catégories confondues. "Ce sont des chiffres normaux, il y en a eu  de plus élevés dans le passé". A mi-distance, et avec encore sept étapes à courir, les jeux sont loin d'être faits mais des écarts significatifs sont déjà enregistrés et certains  favoris ont du plomb dans l'aile.

Le festival espagnol

Cette première semaine de course a été incontestablement marquée par les performances des concurrents espagnols, qui trustaient samedi les premières  places dans les catégories autos et motos. En autos, l'Espagnol Nani Roma (Mini) était solidement installé en tête du classement général, devant l'Argentin Orlando Terranova et le Français Stéphane Peterhansel, tous deux également sur Mini à quatre roues motrices. "Peter", roi du Dakar  avec un record de 11 victoires (motos/autos), n'était  cependant qu'à 33 min 23 sec de Roma et, pour lui, tout était encore possible. Les choses se présentaient par contre beaucoup moins bien pour le "matador" espagnol Carlos Sainz, vainqueur en 2010. Sixième au général à 01 h 59 d e Roma, il aura du mal à revenir sur la tête de course, malgré la vélocité  de son buggy SMG à deux roues motrices.

En motos, l'Espagnol Marc Coma (KTM) a légèrement augmenté vendredi son  avance sur son compatriote Joan Barreda Bort (Honda), le Français Alain Duclos  occupant une belle 3e place au général, à un peu plus d'une heure du leader. Le Français Cyril Despres (Yamaha), quintuple vainqueur du rallye, pointait  pour sa part à une modeste 11e place au général, à 02 h 24 sec de Coma. La  route est certes encore longue jusqu'à Valparaiso, mais il aura du mal à  accrocher une 6e victoire à son palmarès.
 

Christian Grégoire