Gonçalves feu Dakar
La moto de Gonçalves (Honda) en feu sur le Dakar | FRANCK FIFE / AFP

Un Dakar brûlant !

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Etienne Lavigne et David Castera avaient prévenu que ce serait le Dakar le plus dur des sud-américains. Ils ont tenu parole avec un parcours ultra-technique et des conditions de chaleur très éprouvantes.

« C’est peut-être la journée la plus dure de tous les Dakar sud-américains. C’était beaucoup de chaleur, beaucoup de hors-piste… » Le soleil argentin, Orlando Terranova est bien placé pour en parler. Il sait mieux que quiconque quels dégâts peuvent provoquer la chaleur dans le désert de son pays. Entre Chilecito et Tucuman, il a été relevé une température de 47 °. « Ce n’était pas prévu, assure David Castera, le directeur de course du rallye. On a eu 10-12° de plus que ce qu’on nous avait annoncé. » Cuits à l’étouffé depuis le début du rallye, les concurrents ont lâché un par un, complètement à sec.

Rapatriement en pagaille

« Il y a eu beaucoup de gens déshydratés, a confirmé Castera. Face à cette situation d’urgence, on a été obligé de stopper la 2e spéciale et l’annuler. On a distribué beaucoup d’eau mais les gars ne pouvaient plus avancer.  On a mis en place toute une logistique pour les récupérer et les ramener sur le bivouac ce soir. » Les allers-retours des avions se sont multipliés pour faire des navettes et ramener la quarantaine de concurrents HS.

"On a essayé de survivre"

Sans la climatisation dans leur auto, les ténors ont souffert autant que les amateurs. « Sans doute l’une des étapes les plus dures que j’ai eues à courir, a avoué Nani Roma, leader du Dakar en auto. On a essayé de s’en sortir du mieux possible, de survivre. » Pour Cyril Despres, « c’était une étape très dure physiquement, avec beaucoup de chaleur et de sable mou. » La seule nouvelle rafraîchissante, c’est que malgré les abandons, aucun incident grave n’a été signalé.

Vidéo: les motards victimes de déshydratation