Cyril Despres lors de la 12e étape du Dakar 2012
Cyril Despres lors de la 12e étape du Dakar 2012 | AFP - Philippe Desmazes

Un Dakar 2013 qui fait saliver

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Le 34e rallye-raid Dakar, 5e du genre en Amérique Latine, va connaître un nouveau tournant en 2013 sur un parcours 100% Pacifique et une superbe affiche côté autos avec les trois derniers vainqueurs, Stephan Peterhansel, Nasser Al-Attiyah et Carlos Sainz.

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Le parcours du Dakar en détail avec les avis des derniers vainqueurs. Récit de Jean-François Kerckaert pour France 3

Lavigne: "Pour que l'exceptionnel reste la règle"

Cette nouvelle édition sera pour la première fois 100% Pacifique et se courra du 5 au 20 janvier entre Lima au Pérou et Santiago du Chili, avec deux sauts de la Cordillère des Andes et une large boucle en Argentine. 443 véhicules (toutes catégories en course) avaient pris le départ à Mar del Plata en Argentine en 2012. Ils seront 459 dans un mois et demi à Lima (189  motos, 40 quads, 155 autos, 75 camions). Pour Etienne Lavigne, cette "montée en puissance et en participation" est  "unique dans le monde du sport, compte tenu de la crise économico-financière  mondiale". Le tracé de ce Dakar 2013 totalisera quelque 8.400 km, dont la moitié de "spéciales" chronométrées, et sera divisé en 14 étapes entre les trois pays traversés. Pour la première fois, la course prendra le départ dans une zone désertique de sable au sud de Lima, faisant entrer dès l'abord et sans acclimatation les  pilotes dans les premières et importantes difficultés de conduite et de  navigation. "Loin d'une balade de bord de mer entre Lima et Santiago, l'échelle des difficultés promet un scénario de course brûlant... pour que l'exceptionnel  reste la règle", a souligné Etienne Lavigne.

Un parcours difficile mais équilibré

Après le Pérou et ses dunes littorales qui ondulent à  l'infini, l'immense désert minéral de l'Atacama, au nord du Chili, constituera de nouveau la portion emblématique du Dakar "made in South America", comme le fut le Ténéré en Afrique. L'Argentine constituera encore, avec sa variété de paysages de pampas en  canyons, l'un des points forts de la course, forçant le talent et l'habileté  des pilotes. "Le parcours se divise en trois temps: au Pérou, ce sont des dunes et du sable à volonté. Mais on a fait en sorte de faire "facile" pour ne pas perdre trop de monde rapidement. Il fallait un équilibre des difficultés, a expliqué le directeur de la course et architecte du parcours David Castera . Le Chili, on avait déjà bien exploité le terrain notamment dans la région d'Iquique. En Argentine enfin, on a cherché à exploiter les pistes et à rajouter du kilomètre car on n'a pas toujours de dunes. On a de la terre, des cailloux. On compense ce manque de difficultés comme ça, très techniques. Ce seront donc trois zones vraiment différentes. Le souhait qu'on a, c'est de faire du renouvellement permanent. Je commence à vraiment bien connaître les terrains sud-américains. On sait qu'on a des contraintes d'environnement, d'archéologie, le fesh-fesh".

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Sainz et Honda de retour

En marge du parcours qui avait déjà été révélé au cours de l'année écoulée, c'est surtout le grand retour de Honda en moto et Carlos Sainz en auto qui a fait l'actualité. Honda, Avec Helder Rodrigues comme fer de lance, veut s'attaquer à hégémonie de KTM et ses deux stars Cyril Desprès (4 victoires) et Marc Coma (3 victoires). La nouvelle CRF 450 F est belle mais sera-t-elle de taille à perturber l'armada autrichienne ? Pas évident quand on sait quel est le poids de l'expérience  dans une course comme le Dakar. Après sa victoire au rallye des Pharaons, Husqvarna peut également avoir son mot à dire sur deux roues. Retiré du rallye-raid au lendemain de sa troisième place en 2011, Carlos Sainz est lui aussi sorti de sa retraite. Malgré une année chargée avec le développement de la Volkswagen Polo WRC, il a accepté de participer au défi de Nasser Al-Attiyah. La Qatari a monté sa propre structure avec l'appui financier de son pays et celui de Red Bull. Il a préparé à la hâte un buggy deux roues motrices pour s'immiscer dans le duel entre les Mini et les les Toyota d'Overdrive. "Red Bull arrive avec une bonne équipe mais ils n'ont quasiment pas roulé, analyse David Castera. Volkswagen a mis cinq ans avant de gagner le Dakar. On n'a jamais vu une équipe gagner directement, du premier coup,. Maintenant, ils possèdent avec Sainz et Al-Attiyah de deux pilotes hors du commun, probablement les deux meilleurs. On va découvrir le buggy et on verra bien". Si le délai semble un peu court pour cette année, les deux buggys promettent du spectacle dans les premiers jours.

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