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Les Peugeot attendent l'arrivée du Dakar 2016 avec impatience | FREDERIC LE FLOC H / DPPI Media

Peugeot compte les jours

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Les sentiments sont forcément mitigés du côté du Lion. Stéphane Peterhansel est désormais largement en tête du Dakar à l’issue de la 10e étape avec une heure d’avance sur Nasser Al-Attiyah mais Peugeot a perdu l’ancien leader Carlos Sainz, boîte de vitesse cassée. A trois jours de l’arrivée, l’écurie française n’a plus de joker en poche.

Où qu’il aille sur le bivouac, Bruno Famin ne quitte plus son téléphone satellite. Depuis l’annonce de la casse mécanique de Carlos Sainz, le patron de Peugeot Sport attend des nouvelles des véhicules d’assistances chargés d’évaluer les dégâts sur la 2008 DKR du Matador. Comme les autres équipes en lice pour la victoire, Peugeot a connu des hauts et des bas lors de l’étape reine du Dakar entre Belen et La Rioja. « On savait qu’il allait se passer des choses aujourd’hui. Je crois que c’est l’étape de tous les records en matière de coups de théâtre », assure Famin.

Le break est fait

Il sait de quoi il parle lui qui a perdu son leader du général et qui en a placé un autre avec une avance très confortable. « On est très content de faire le break au niveau du classement général. Stéphane (Peterhansel) a fait une très belle étape et Cyril (Despres) aussi tout en couvrant son leader. On a une grosse avance maintenant malheureusement la perte de la voiture de Carlos (Sainz), même si l’abandon n’est pas encore certain, ça nous met en position d’incertitude. Il y a encore trois étapes dont celle de demain qui est particulièrement cassante. On est légèrement vulnérable par rapport aux aléas de la course. »

Trois longs jours

La première semaine idyllique n’avait pas particulièrement déridé l’état major du team Peugeot. Ça ne pouvait pas aller en s’arrangeant. Les déboires de Loeb puis de Sainz ont considérablement réduit la marge de manœuvre du Lion. « Les trois dernières étapes vont être un peu longues… », reconnaît le patron de Peugeot Sport qui a vécu mercredi une journée très intense. Sa préoccupation du jour était surtout de veiller sur Carlos Sainz, impatient à vouloir laisser son buggy en plan sans attendre l’assistance. La 2008 sera réparable mais peut-être pas à temps pour repartir jeudi matin.

Passer le piège fesh fesh

Face aux éléments qui se déchaînent, l’heure n’est plus à l’attaque. « On va être dans une position de gestion, explique Famin. On ne va pas s’amuser à faires des scratches sur les dernières spéciales. Ça va gérer. L’étape de demain est longue et piégeuse. On a hâte d’être demain soir car la suite devrait être moins aléatoire. » Sauf incident de dernière minute, il reste donc une grosse étape à franchir pour mieux respirer. « Il n’y a plus de dune et beaucoup moins de navigation. Les risques diminuent. En revanche, il y a toujours des risques de casse, assure Famin. Demain il y aura pas mal de fesh fesh et on sait qu’il peut y avoir des cailloux cachés. Ouvrir la route dans ces conditions ce n’est pas évident. L’avance permet de gérer et Stéphane et Jean-Paul (Cottret) savent très bien le faire. Et on l’a vu aujourd’hui, ils savent attaquer quand il le faut. » Gagner un Dakar, ils savent faire aussi.