Stéphane Peterhansel (Mini)
Stéphane Peterhansel (Mini) | AFP - WILLY WEYENS

Peterhansel frappe dès la deuxième étape

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Le roi du Dakar, le Français Stéphane Peterhansel, vainqueur en 2012 et auteur de onze victoires moto et auto confondues, a remporté lundi sur sa Mini la deuxième étape du Dakar entre San Luis et San Rafaël (433 km de spéciales). C'est ainsi la soixante-deuxième victoire de "Peter" sur le Dakar qui n'est plus qu'à une victoire du record détenu par le Russe et pilote de camion Vladimir Tchaguine. Derrière le Français, Carlos Sainz (Buggy) termine à 46" et Ginel De Villiers (Toyota) prend la 3e place à plus de 5'30" de retard.

Encore une promenade de santé pour Peterhansel ! Le patron du Dakar a apprécié cette spéciale très rapide. "Au début, il y avait beaucoup de terrains différents avec des pistes très rapides avec des moyennes super élevées, raconte le pilote Mini. Après on a remonté des canyons asséchés avec beaucoup de pierres et de risques de crevaison. Puis finalement quelques dunes à traverser avec beaucoup de public. Ça aide à la navigation car le public est massé sur les crêtes où on doit passer. On a fini par des hoops façon enduro du Touquet. Au final c’était très rapide." Trop rapide pour la majorité de la concurrence qui n'a pas pu suivre le rythme de Peterhansel. Seul Carlos Sainz a résisté en finissant à 46 secondes. Sur son buggy SMG, le vieux lion espagnol est au contact alors que le terrain ne lui était pas trop favorable. Mais la vitesse est naturelle chez Sainz qui pointe à 28 secondes de "Peter" au général.

De Villiers va mieux

Derrière ce duo infernal, Giniel de Villiers s'est relancé après une première étape à problème. Le Sud-Africain a retrouvé de la compétitivité et s'est immiscé dans le duel des leaders. Nani Roma termine 4e après une journée très irrégulière. "Ça n’a pas très bien commencée, explique Roma. Je me suis tout de suite retrouvé derrière Nasser (Al Attiyah), dans sa poussière car il avait crevé. Je ne pouvais pas le dépasser jusqu’à ce qu’il crève une seconde fois. Là, je l’ai doublé et je me suis retrouvé alors dans la poussière de Orlando (Terranova). Puis j’ai crevé à mon tour. C’est comme ça! Il y a des journées où chacun gère ses problèmes. Mais ensuite est venu le plus grave : les dunes. J’avais une température d’huile très élevée qui m’a obligé à rouler en gérant et j’ai fini comme j’ai pu les derniers 60 kilomètres. C’est la vie et la course sur le Dakar !" Il a tout de même fait mieux qu'Al-Attiyah pour 19 secondes. 

Le classement de la deuxième étape

Le résumé de l'étape en vidéo

Vidéo: Stéphane Peterhansel au micro de Luc Alphand

Gilles Gaillard