Pétard mouillé à Fiambala

Pétard mouillé à Fiambala

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Étienne Lavigne avait promis un enfer pour les pilotes dans l'étape de Fiambala, considérée comme l'une des plus redoutée de la couse. L'enfer n'a pas eu lieu, grâce aux pluies torrentielles qui se sont abattues la veille, tronquant une journée qui avait prévu deux boucles différentes pour les autos et les motos. Dommage pour le spectacle et pour les amoureux de paysages, privés des fameuses dunes blanches.

Une course moto stoppée au 2e point de contrôle, des autos qui ont débuté 24 km après le départ prévu: cette étape que l'on attendait technique, spectaculaire, terrible pour les organismes, et au cours de laquelle on devait assister à une belle empoignade a évidemment perdu une partie de sa substance. Mais certaines parties des pistes étaient devenues impraticables. Il y a quand même eu quelques dunettes, histoire d'apaiser les signes d'impatience des pilotes qui attendent aussi beaucoup de l'étape suivante en direction du Chili. Ils vont devoir attaquer vraiment cette fois-ci.

La petite ville de Fiambala est surtout un entre d'intérêt dans ce rallye, un point de fixation puisqu'elle est la dernière étape-clé (c'est la 4e fois que le Dakar y vient) avant d'attaquer vraiment la Cordillère des Andes, et c'est un bon vecteur dans la campagne de promotion de la région de Catamarca. Mais elle a aussi ses propres atouts, sa vie thermale notamment, une source à 1500 m d'altitude, bienvenue lorsque l'on a passé des heures dans le désert et que l'on laissé beaucoup d'énergie.Pour le reste le paysage manque un peu de variétés, et les contreforts s'élèvent au-dessus de terres pelées. Ailleurs, on retrouve quelques sierras pampéennes un ensemble de chaines de montagnes moins élevées.

Après la pluie qui donc modifié la donne d'une étape très attendue, le vent soufflant en bourrasque a naturellement repris ses droits, comme souvent dans cette vallée enclavée.. Mais Fiambala aura eu le mérite de rappeler que les conditions météo (la pluie, la chaleur, le vent) peuvent remettre en cause toutes les conditions tactiques.

Christian Grégoire