Marcos Patronelli
Marcos Patronelli (Yamaha) avant son abandon | FRANCK FIFE / AFP

Patronelli tombe de haut !

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Le Dakar a perdu l’une de ses stars dès la 3e étape entre San Rafael et San Juan. Victime d’un malaise à plus de 4.000 mètres d’altitude, Marcos Patronelli a renoncé. La mort dans l’âme…

Un Patronelli ne gagnera pas le Dakar cette année. Depuis le début des aventures sud-américaines du rallye-raid en 2009, les frères Patronelli ont remporté quatre éditions sur cinq. Alejandro et Marcos y étaient invaincus depuis 2010. On pensait le playboy argentin solide. Il n’a pas supporté les terribles conditions de ce Dakar cru 2014. Un cru bien frappé par de soleil. Depuis le départ de Rosario, le thermomètre dépasse largement les 30°. Les organismes ont été largement sollicités, y compris celui de Patronelli.

Malaise en altitude

Le coup de grâce a été porté par l’altitude. Pour une fois, les deux roues et les quads roulaient en spéciale jusqu’à 4.300 mètres. Trop haut et trop fort pour le quadiste. « Ce n’est pas le quad qui a eu des problèmes avec l’altitude, c’est moi. C’est à cause du manque d’oxygène et ça m’énerve de ne pas avoir prêté attention à ce problème. Je n’avais jamais eu ce genre de souci avant donc je ne pensais pas qu’il fallait s’y préparer. » L’ascension finale a été un calvaire pour l’Argentin. « Plus je montais et plus j’avais besoin d’air, a-t-il raconté. Dans la dernière montée, je n’ai pas réussi à avancer. C’était dur de reprendre ses esprits alors j’ai voulu me mettre sur le bas-côté. Et quand j’ai freiné, le quad est parti sur le côté. J’ai réussi à sauter mais le quad a fini 1 km plus bas. »

Crise de panique

Pris de panique, Patronelli s’est retrouvé dans un état second avant de rejoindre le bivouac de San Juan à bord de l’hélicoptère d’Etienne Lavigne, la patron du rallye. « Je pensais que personne ne viendrait me chercher, avoue-t-il. Heureusement, les autres concurrents m’ont rassuré en arrivant à ma hauteur. Celui qui veut me donner son avis, je lui demande de venir rouler et de faire le Dakar avant de parler. C’est une course difficile et tout peut se passer. »