Les plus et les moins du Dakar 2015

Les plus et les moins du Dakar 2015

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Au delà du bilan sportif, ce Dakar 2015 a soufflé le chaud et le froid. Tour d'horizon de ce qu'on a aimé et de ce qui a moins fonctionné.

Ce qu'on a aimé

La fête en Bolivie

Pour la deuxième année consécutive, le Dakar faisait escale en Bolivie. Pas seulement pour les motos et quads mais aussi pour les autos. Une nouvelle fois, l'accueil fût grandiose et la fête populaire magnifique. Malgré la pluie, le passage sur le Salar d'Uyuni restera comme l'image forte de la course. Chez les motos, il a même décidé du nom du vainqueur avec les projections de sel qui ont causé beaucoup d'ennuis aux concurrents, y compris dans les top teams. A noter tout de même la présence de 800.000 spectateurs dans les rues de Buenois Aires pour le grand départ du Dakar. Là aussi le public était conquis.

Je suis Charlie

Même à 10.000 kilomètres de la France, le Dakar a été très touché par les attentats qui ont causé la mort de 20 personnes dont les trois terroristes. A défaut de pouvoir participer à une marche pour honorer les victimes, protéger notre liberté d'expression et combattre cette barbarie, chacun a envoyé des messages de soutien. De nombreuses personnes du bivouac, et de toutes nationalités, se sont réunies pour une minute d'applaudissement chargée d'émotion.

Le drone des frères Neyrac

Une nouvelle ère a débuté pour les retransmissions. Grande première à la télévision française avec l'utilisation d'un drone pour les émissions en direct de France Télévisions. Didier Neyrac (cadreur) et son frère Jean-Baptiste (pilote) étaient aux commandes de cet engin volant de 8 kilogrammes et doté d'une autonomie de 15 minutes. Une prouesse technologique qui a permis de produire de somptueuses images en spéciale et sur le bivouac.

Ce qu'on a moins aimé

Une météo piégeuse

Jusqu'au dernier jour les caprices du temps ont mis leur grain de sel dans la course. Entre l'extrême chaleur, qui a notamment causé le décès du motard polonais Michal Hernik, le froid glacial sur l'altiplano bolivien, les pluies diluviennes à Salta et la boue avant d'arriver sur Buenos Aires, rien n'aura été épargné aux concurrents. Personne ne peut maîtriser ces éléments mais ils ont durci une course qui manquait un peu de piquant.

Un air de déjà vu

Argentine et Chili ou Chili et Argentine, le Dakar commence à tourner en rond dans ces deux pays. Le forfait de dernière minute du Pérou a certes mis les organisateurs au pied du mur mais force est de constater que les zones traversées autour de Chilecito, Copiapo et Iquique commencent à sentir le réchauffé. David Castera a tout fait pour éviter les copier-coller mais il a manqué de la nouveauté. Seul le passage en Bolivie a apporté de la fraîcheur. 2016 sera une édition charnière et se fera sans son directeur de course qui a décidé de passer la main après dix ans de bons et loyaux services. Proche des concurrents et fin connaisseur du terrain de jeu, Castera ne laissera que des bons souvenirs.

Plaintes sur le road-book

Ce qui était un bruissement lors des premières étapes est devenu un son récurrent à l'arrivée à Buenos Aires. Les professionnels comme les amateurs ont émis des réserves sur le road book. Selon eux, les dangers ne correspondaient pas à la réalité. Ils ont été très souvent sous-estimé. Cela aurait pu se révéler dramatique mais fort heureusement aucun accident grave n'a été à déplorer pour cette raison.

Xavier Richard @littletwitman