Motards
Le Dakar sur deux roues | AFP PHOTO/ FRANCK FIFE

A l'école du Dakar

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L'appel du désert se fait plus pressant. A moins de trois mois du départ du Dakar 2014 (du 5 au 18 janvier), il n'y a plus de temps à perdre dans la préparation. Cette lapalissade vaut surtout pour les néophytes qui ont beaucoup à apprendre et à découvrir. Ça tombe bien, un stage était organisé il y a quelques jours par ASO pour répondre à toutes leurs questions.

Un grain de sable et c'est un rallye qui peut se terminer très vite. Trop vite pour des amateurs qui sacrifient parfois toutes leurs économies pour vivre leur passion. Réduire les risques et profiter de sa course, c'est l'objectif des concurrents et des organisateurs. Ils étaient une trentaine de néophytes à Paris, près de 80 en Amérique du Sud, à suivre un stage d'une journée pour évaluer  leur niveau de préparation. "Notre objectif comme organisateur, c'est de vous faire finir la course dans de bonnes conditions", assure Etienne Lavigne, le patron du Dakar à des élèves très attentifs. Pendant une journée entière, Lavigne et ses adjoints David Castera et Xavier Gavory ont distillé une tonne d'informations et martelé des points essentiels comme le règlement sportif à connaître par coeur. "Le Dakar, ce n'est pas à la carte. Comme sur un Tour de France, on ne peut pas dire je ne fais pas l'Alpe d'Huez, je rentre à mi-étape et je repars demain, cite en exemple Lavigne. Si je suis sur le podium d'arrivée à Valparaiso, c'est que j'ai fait tout le parcours."

Michel Périn fait la trace

Ces cours intensifs peuvent parfois paraître énorme à absorber mais ce qui est digéré maintenant ne le sera plus quand le rallye quittera Rosario. "Il y a toujours un temps d'adaptation, prévient Castera. Si vous êtes là, c'est pour intégrer toutes ces infos plus vite." La "promo" était constituée essentiellement de motards. Dans cette catégorie où les risques sont les plus importants, il y a un renouvellement de 40-45 %. D'où la nécessité de prévenir au maximum des dangers du Dakar. Une grosse partie de la journée a été consacrée à la découverte des outils de navigation : GPS, Road-Book, Iritrack. ASO avait sollicité Michel Périn, triple vainqueur du Dakar, pour donner la bonne trace en évitant les principaux pièges. "La bible, ce qui fait foi, c'est le road-book, explique-t-il. Pour arriver au bout sans mauvaise surprise, il faut suivre le road-book." Ça peut paraître évident mais naviguer au cap sans suivre le road-book est le meilleur moyen de se perdre ou de se mettre en danger sur une route inconnue. Obsession d'ASO, la sécurité des pilotes et du public a été le leitmotiv du stage. David Castera a beaucoup insisté sur ce point auprès des amateurs. Le danger est partout, notamment dans les villages où les spectateurs veulent s'approcher au plus près des concurrents. D'où un règlement très strict et dissuasif sur les vitesses de passage. "Sur les limitations de vitesse, c'est vous le problème, pas les top pilotes", explique le directeur sportif du Dakar, confiant sur le respect des vitesses. Le message est passé. On verra début janvier qui sont les bons élèves et qui sont les cancres.