Le HRX N.325 au départ à Lima
Le HRX N.325 au départ à Lima | GERALDO CASO / AFP

Le HRX de Wevers et Lurquin part en fumée

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Une carcasse calcinée et beaucoup de rêves envolés dans d’épais nuage noir, c’est tout ce qu’il reste du Dakar d’Erik Wevers et Fabian Lurquin.

« Nous allons rentrer le plus vite possible à la maison, pour évacuer, et je vais même aller faire une journée de ski, les risques d’incendie y sont nettement moins grands ! » Fabian Lurquin a des envies de fraîcheur. Au soir d’une 9e étape dense et éprouvante, le copilote belge du HRX N.325 garde en tête les images de sa voiture en flamme sur la spéciale. Un moment fort qui va rester graver dans sa mémoire pour toujours. « C’est la faute à pas de chance, vraiment, car nous n’attaquions même pas, raconte-t-il. Avec le chrono que nous avions, nous étions 8ème du général et c’était parfait ! En plus, nous roulions depuis 200km dans la poussière, sans aucune chance de passer, donc il n’y avait aucune raison de prendre des risques…» L’équipage n’a pas de risque mais il a commis juste une petite faute qui allait avoir de grandes conséquences. « Nous sommes arrivés sur un gauche se refermant, explique le pilote Néerlandais Erik Wevers, mais, avec cette poussière, on l’a vu trop tard. J’ai mis gaz pour placer la voiture en travers, essayer de la ralentir, et surtout éviter de gros rochers. Malheureusement, on est immédiatement parti en tonneaux. »

Voiture en feu

Secoués mais lucides, les deux hommes ont tout de suite le bon réflexe de sortir de la voiture. Une décision qui allait leur sauver la vie. « Une fois sur le flan, nous sommes vite sortis de la voiture par le pare-brise car, avec la végétation très sèche autour, j’ai immédiatement pensé à l’incendie. reprend Fabian Lurquin. Et ça n’a pas loupé ! Au contact de l’échappement et des freins, le feu de broussaille a pris doucement, avec la voiture au milieu. On a essayé de l’éteindre avec notre petit extincteur de voiture, et même les spectateurs présents nous ont aidés avec de la terre, mais il n’y avait rien à faire… ». Il n’y avait plus rien d’autre à faire que de regarder le véhicule se consumer. Fumée noire et idées noires. Heureusement, la solidarité des spectateurs argentins a permis à l’équipage de tenir jusqu’à l’arrivée d’un hélicoptère de rapatriement. « Les médecins sont d’abord venus en hélico, mais comme nous étions indemnes, nous pouvions attendre les militaires. Sincèrement, tout a été parfait dans l’organisation du rapatriement, mais c’est dommage de s’en rendre compte comme ça ! » 

Vidéo : la sortie de route du pilote néerlandais

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Vidéo : le véhicule en feu

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