Voiture Salar Dakar 2015
Le salar d'Uyuni (Bolivie) est devenu incontournable sur le Dakar | FRANCK FIFE / AFP

La 6e étape du Dakar à la loupe

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Il est des lieux qui ont marqué à jamais l'histoire du Dakar. Majestueux de pureté mais intraitable avec les machines, le Salar d'Uyuni s'est fait une solide réputation en 2015. Un orage avait bouleversé les conditions de piste et provoqué un sacré chantier chez les motos et quads. Cette année, exit le sel mais pas le spectacle lors de la plus longue spéciale du rallye.

La spéciale du jour

Motos / Quads / Autos : Etape 723 km. Spéciale : 542 km
Camions : Etape 600 km. Spéciale : 295 km

  • Le parcours : Plus haut, plus beau, plus fort

Le parcours : Plus haut, plus beau, plus fort

542 kilomètres de spéciale entre 3500 et 4200 mètres, c'est le défi qui attend les motos, quads et autos. Les camions auront eux droit à une boucle spéciale qui goûtera un peu de sable avant de passer dans le village natal du président Evo Morales. Pour les autres, tout va débuter par un jeu de pistes avant une alternance de pistes rapides et de secteur très cassant. Le verdict des reconnaissances est sans appel, la 7e étape sera un "régal de pilotage" pour Jean-Pierre Fontenay qui s'attend toutefois à de la casse. "C’est loin d’être simple car on est sur des pistes qui te mettent en confiance et soudain, tu te retrouves sur un terrain très cassant avec des pièges pratiquement invisibles, racontait-il en octobre. Là on est pile sur des pistes où il faut être au max de sa concentration. Si tu t’enivres de ta propre vitesse, tu peux être sûr qu’il va t’arriver des ennuis. Elle ne te laisse jamais tranquille, cette trace", prévient Fontenay qui pense entre autres à une série de woops...

  • Il y a un an : Sel et poivre

Il y a un an : Sel et poivre

ASO avait planté un décor de rêve. Sur le papier, la spéciale en ligne sur le Salar d'Uyuni avait de la gueule. On a rien eu de tout cela. En revanche, ce fût un ballet ininterrompu de coups de gueule. La faute à la pluie. "La veille, les voitures étaient passées sur le Salar à sec et cela avait été un moment majestueux, se souvient Etienen Lavigne. La pluie tombée la nuit a tout changé pour les motos. C’est vrai que c’était rude…" Un an après, Marc Coma a encore le goût du sel. Amer. "Ma moto, comme celles de tous les autres, était couvertes de sel parce qu’il avait plu et les roues-avant projetaient une gadoue salée sur les radiateurs, raconte le quintuple vainqueur à moto. On a tous cru que nos moteurs en surchauffe allaient y passer… Bon, ça s’est arrangé mais c’était chaud."

Vidéo - Les Recos : la 6e étape, une boucle aussi longue que salée !