La dune d'Iquique
La fameuse dune d'Iquique qui conduit au Pacifique | DR

Iquique entre sable et mer

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Après un très beau coucher de soleil à Antofagasta, une nuit toujours trop courte vite avalée comme un croissant de lune, le rallye est reparti toujours plus au nord, en longeant la côte pacifique: direction Iquique où le final est toujours somptueux, avec une descente vertigineuse à quelques encablures de l'arrivée.

Toujours portés par le vent entre océan et montagne, les concurrents s'offrent une spéciale énorme de 577 km, séparés en deux tronçons avec des caractéristiques et des décors variés. Au programme, dans la première partie, ce sont d'abord des canyons qui traversent les zones pierreuses, où l'on émerge de la poussière pour attaquer de belles pistes rapides en dévorant le fesh fesh....Sortis de la farine, les pilotes entrent dans une deuxième qui leur propose surtout de la navigation. 

Les points de repères sont rares dans ce paysage qui retrouve ensuite les dunes, juste avant que le sable plonge dans le Pacifique. Les falaises donnent aux lieux un côté nonchalant, où le vent semble prendre son temps, et où l'immensité désertique invite plutôt à la zénitude et au calme; ce qui n'est pas étonnant lorsque l'on sait que le nom de la ville vient du mot aymara ique ique qui signifie "dormir". C'est sans doute un peu le cas, pour cette ville qui reste surtout alanguie sous son soleil, vendant tant bien que mal son désert et ses plages. 

Longtemps riches de ses engrais et ses nitrates, qui ont conduit à y établir le plus grand port commercial d'Amérique du sud, Iquique a perdu le prestige de ses belles années lorsque ces activités ont périclité. Mais la capitale du Taracama essaie de garder une belle dynamique s'appuyant sur une architecture marquante de son histoire et sur ses atouts naturels. Son altiplano aussi grâce auquel la région est devenue une adresse privilégiée pour les amoureux de parapente. Iquique est devenu un des principaux lieux pour cette discipline.

Le rallye a décidé également de jouer avec tous ces atouts. Après la chaîne de montagne et le sable, surgit donc la dernière dune du parcours, face au bivouac et à la mer, laquelle est est d'ailleurs devenue un incontournable du Dakar version sud-américaine. Une descente de 2,3 km au pourcentage moyen de 32% que tous les pilotes ont trouvé impressionnante.

Christian Grégoire