Olivier Pain (Yamaha) dans le sable
Olivier Pain (Yamaha) a été l'homme fort de la première semaine du Dakar 2013 | FREDERIC LE FLOC'H / POOL / AFP

Huit jours sur le Dakar

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Retour sur les huit premiers jours du Dakar 2013. Des tops. Des flops. Des drames.

Jour 1 : Lima - Pisco
Un an après une arrivée épique, Lima accueillait le grand départ du Dakar. La course a été lancée par le président Ollanta Humala. Entre la capitale péruvienne et Pisco, ce sont près d’un million de personnes qui se masseront pour voir passer les concurrents de cette 34e édition. La première spéciale n’est que de 13 km mais elle va réserver quelques surprises. Si Carlos Sainz devient le premier leader des autos, Robby Gordon est lui victime du coefficient mis en place par ASO dans le prologue. Trente minutes de perdues et grosse colère du pilote américain. Dans la catégorie moto, Chaleco Lopez a dominé les débats.

Jour 2 : Pisco - Pisco
Rien de tel qu’une petite boucle autour de Pisco pour se mettre en jambes. Carlos Sainz s’y voyait bien mais « El Matador » avait juste oublié de valider un point GPS. Il sera sanctionné puis recrédité puis resanctionné… Bref, la victoire est revenue au maître Stéphane Peterhansel, sa 60e sur le Dakar. Prétendant au podium, Guerlain Chicherit perd déjà une demi-heure sur crevaison. Husqvarna a décidé de frapper fort sur ce Dakar. Joan Barreda Bort remporte la spéciale et chipe la tête à Lopez, peu inspiré en navigation.

Jour 3 : Pisco - Nazca
Honneur aux camions et à l’Iveco de Gerard De Rooy, auteur d’un hat-trick sur ce Dakar. Trois étapes et trois succès ! Le Néerlandais s’est mis sur de bons rails pour conserver son titre. Très discret jusque-là, Cyril Despres sur KTM prend le commandement des motos. Il profite du faux-pas de Barreda et Fish. En auto, la liste des prétendants fond comme neige au soleil. Et l’astre solaire tape très fort au Pérou. Peterhansel et Al-Attiyah s’échangent coup pour coup. Le Qatari signe son premier succès au volant de son propre buggy. Chez Mini, on fait grise mine après l’abandon de Kristof Holowczyc sur accident. Lucio Alvarez est lui un surprenant 3e mais ça ne va pas durer…

Jour 4 : Nazca – Arequipa
Le show, toujours le show ! En pleine remontée au classement, Robby Gordon fait la bascule. Enfin, un tonneau. Le Hummer amoché (casse radiateur), il a perdu toute chance de monter sur le podium. Carlos a lui aussi vécu une galère. Bloqué dans les dunes à cause d’une durite d’essence, l’Espagnol n’en sortira qu’avec l’aide du Trophy Truck d’Eric Vigouroux. Al-Attiyah était lui déchaîné sur le sable. Sur deux roues, Olivier Pain prend le pouvoir grâce à sa deuxième place derrière Barreda. Le podium est 100 % français avec le trio Pain – Casteu – Despres.

Jour 5 : Arequipa – Arica
Après chaque succès, Joan Barreda connaît une galère. C’est de nouveau le cas pour l’Espagnol qui perd trois heures à cause d’une pompe à essence défectueuse. Cyril Despres n’est pas au mieux et cède encore du terrain aux deux Yamaha de tête. En auto, Nani Roma nous a rappelé qu’il était là en s’imposant devant son coéquipier Peterhansel. Mauvaise journée pour Al-Attiyah qui se retrouve à près de dix minutes du décuple vainqueur du Dakar.

Jour 6 : Arica – Calama
Un accident entre une assistance et deux taxis fait deux morts au Pérou. Une enquête est ouverte. En course, Nasser Al-Attiyah tient sa revanche sur une spéciale très variée et remet la pression sur « Peter », premier seulement avec 1’18’’ d’avance. Le Qatari ne savourera pas sa 3e victoire sur ce Dakar car son écurie Qatar Red Bull a perdu Carlos Sainz. L’Espagnol a lui jeté l’éponge sur moteur cassé. Roma s’est tanké dans une dune et a perdu trente minutes. Même scénario en moto où Despres et Lopez font leur retour aux basques d’Olivier Pain. En quad, c’est un cavalier seul de Marcos Patronelli (Yamaha) qui domine la catégorie avec plus d’une heure d’avance sur Ignacio Casale. Gerard De Rooy (Iveco) n’a pas la même marge mais domine les camions assez tranquillement.

Jour 7 : Calama – Salta
Nouveau drame sur le Dakar avec le décès du motard français Thomas Bourgin. L’amateur stéphanois s’est tué en liaison lors d’un choc avec une voiture de carabiniers chiliens. Grosse tuile pour Cyril Despres qui perd sa cinquième vitesse sur sa KTM le jour de l’étape marathon (sans assistance). Sur le bivouac déporté, il échange son bloc avec celui du Polonais Marek Dabrowski. Olivier Pain peut respirer même s’il a encore Chaleco Lopez et Casteu dans sa roue. 61e victoire de Peterhansel qui reprend ses distances avec Al-Attiyah.

Jour 8 : Salta – San Miguel de Tucuman
La journée de repos, ça se mérite. La 8e étape a été rendue dantesque par les fortes pluies tombées dans la soirée du 11 janvier. La première partie de la spéciale a été annulée pour les motos, quads et autos. Les camions ont eux été dispensés d’étape. Maintenue, la deuxième spéciale a provoqué d’énormes remous. Pain s’est perdu et a perdu son trône au profit de Casteu. En autos, le classement a été figé au CP2 mais les commissaires ont été très longs à prendre une décision. Finalement Gerlain Chicherit conserve sa victoire d'étape. Pas de jaloux entre Peterhansel et Al-Attiyah, les deux premiers sont crédités du même temps. L'écart reste de 3'14" avant une dernière semaine bouillante.

Vidéo: les images fortes de la première semaine

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