Dakar Etienne Lavigne portrait
Etienne Lavigne, le patron du Dakar | AFP

Etienne Lavigne : "Surprendre les concurrents"

Publié le , modifié le

L'objectif du Dakar est de "surprendre les concurrents", a confié le Français Etienne Lavigne , le directeur de ce rallye auto-moto, à l'AFP, mercredi, en marge de la présentation de l'édition 2015, reconnaissant avoir encore "des projets plein les placards".

En quoi ce Dakar 2015 est-il original ?
Etienne Lavigne: "C'est dans nos gênes de chercher chaque fois à surprendre les concurrents. Cette année, c'est le retour à un parcours en boucle (NDLR: de Buenos-Aires à Buenos-Aires), la sixième fois seulement de l'histoire du Dakar. La nouveauté, ce sera également la découverte de la Bolivie par les autos, après les motos et les quads en 2014. Et des étapes marathons pour tout le monde, sur deux jours, avec bivouac sans assistance extérieure, sans mécanos, où les concurrents sont seuls entre eux."

   
Qu'attendez vous de ces bivouacs en autonomie ?
E.L: "Au-delà des machines, ce qui est intéressant, sur le Dakar, ce sont les personnalités. Il y a une fratrie quasi tribale entre eux. (...) Pour les motards c'est facile, culturellement ils ont l'habitude des étapes marathons depuis l'Afrique. Pour les autos c'est plus compliqué. Là ils seront tout seul, sans ingénieur à qui parler, sans kiné pour s'occuper d'eux, ça peut être pas mal. Il y en a, ça ne va pas du tout les faire marrer. Le site d'Uyuni (NDLR: lieu du bivouac marathon auto), c'est un site tout à fait approprié, une ancienne base de l'armée bolivienne, un cadre champêtre avec des lits picots ! Mais le président Morales sera là pour accueillir tout le monde. Ca va faire des rencontres étonnantes..."
   
Après le Pérou en 2012 et 2013, le Dakar pourrait-il bientôt visiter un 5e pays latino-américain ?
E. L: "Des projets il y en a plein les placards ici ! On passe des heures à regarder les cartes, et on a déjà par exemple des étapes en Colombie: après il faut les connecter avec d'autres pays ! (...) On voyage partout, on ne s'interdit rien, pas plus tard que la semaine dernière on était au Brésil, on a fait d'autres pays en juillet, au Pérou, en Equateur. Après il faut assembler les pièces du puzzle pays ! Monter au Pérou, c'était un défi en soi, aller en Bolivie ce n'est pas très simple, mais c'est vrai qu'on a envie d'autres choses, pourquoi pas d'une traversée nord sud ou sud-nord ?"
   
Après le retour de Peugeot, pourquoi pas Sébastien Loeb, le nonuple champion du monde des rallyes ?
E.L: "Loeb, il a passé quatre jours avec nous l'an passé, il venait pour découvrir. Ce serait un beau défi pour quelqu'un comme lui. On a déjà beaucoup d'anciens champions du monde, comme M. Carlos Sainz (NDLR: chez Peugeot cette année), titré en rallye. C'est toujours un plaisir de voir des grands pilotes nous rejoindre pour se mesurer à l'événement Dakar. Cette année il y a Romain Dumas, qui a couru Le Mans et qui va venir pour la première fois. Mais le Dakar ce n'est pas forcément un cadeau pour eux !"