Cyril Despres (KTM) enlève son casque
Cyril Despres (KTM) enlève son casque | Maragni M. KTM Images

Despres : « J’espère que c’est la bonne solution »

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Victime d’un problème de boite de vitesse, Cyril Despres a décidé de changer de moteur sur sa KTM. Après un échange avec celui du Polonais Dabrowski, le Français va essayer de défendre ses chances jusqu’au bout. Le tenant du titre revient sur sa journée de galère et relativise sa situation par rapport à l’accident tragique de Thomas Bourgin.

Q : Pourquoi changer le moteur quand ce n’est que la boîte qui est cassée ?
R : « Premièrement, la boîte n’est pas cassée. Hier au km 30 de la spéciale la cinquième ne s’est pas enclenchée. J’ai bien 1-2-3-4, c’est pas mal. Mais pour gagner le Dakar c’est mieux avec la 5. »

Q : Mais le moteur a bien été changé ?
R : « La vitesse de pointe de ma moto c’est 150-160 km/h en ordre de marche. Hier je roulais à 115 km/h donc je n’ai pas voulu prendre le risque de rouler jusqu’à la journée de repos avec ce problème là et perdre du temps. J’ai appelé les mécaniciens hier et j’ai eu la chance de pouvoir compter sur un copain, Marek Dabrowski, qui m’a laissé son moteur. On a échangé. J’ai pris quinze minutes de pénalisation. Normal ! J’ai passé deux heures de mécaniques à changer les moteurs avec Ruben (Faria) et deux autres potes. J’avais droit à un moteur, là je l’ai changé. Ca doit aller jusqu’à Copiapo maintenant. »

Q : Un échange de moteur avec un autre concurrent, ça présente un risque mécanique ?
R : « C’est de la moto, de la poussière qu’on prend, de l’altitude donc tout peut arriver mais j’ai confiance. »

Q : Vous pensez toujours avoir perdu le Dakar ?
R : « Sur un problème comme ça si j’avais continué à attaquer j’aurais peut-être cassé la boîte et je me serai arrêté dans la spéciale. Je suis là pour jouer la gagne. Quand tu roules à 110 sur une piste quand les autres sont à fond, tu sais que tu es en train de perdre de précieuses minutes et tu ne sais même pas comment tu vas réparer. Entre le moment où c’est arrivé et le moment où j’ai pu réparer, il s’est écoulé 7-8 heures. Imaginez ce qui peut se passer dans la tête d’un sportif qui se prépare pour ça depuis six mois. Je me suis demandé si j’allais réparer, si j’allais pouvoir repartir. Je n’avais pas de solution. Maintenant j’espère que c’est la bonne. »

Q : Vous gardez le moral ?
R : « C’est juste un détail qui m’arrive par rapport à l’accident de Thomas Bourgin. Je relativise. Je fais de la moto parce que ça me fait plaisir. Lui aussi. Ce n’est vraiment pas la peine d’en rajouter. C’est juste une moto. Je suis en pleine forme. »

Propos recueillis par Jean-François Kerckaert 

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