Dakar 2020 : La surprise Vaidotas Zala remporte la première étape devant Stéphane Peterhansel

Publié le , modifié le

Auteur·e : Emilien Diaz
Vaidotas Zala
Vaidotas Zala | AFP

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Première étape et première surprise sur le Dakar, avec la victoire inaugurale du Lituanien Vaidotas Zala chez les autos. Au volant de sa Mini John Cooper Rally, le pilote de 32 ans a devancé ce dimanche le Français Stéphane Peterhansel (Mini) de 2'14 et l’Espagnol Carlos Sainz (Mini) de 2'50. Longtemps en tête, le tenant du titre Nasser Al-Attiyah (Toyota) a subi une défaillance mécanique à mi-parcours et termine finalement l’étape à la 4e place, à plus de cinq minutes du leader. Pour ses débuts en rallye-raid, Fernando Alonso s’octroie une honorable 11e place.

Le Dakar vient à peine d'ouvrir son nouveau chapitre en Arabie Saoudite qu’il nous réserve déjà son lot de surprises. Alors qu’on attendait les favoris Nasser Al-Attiyah (Toyota), Stéphane Peterhansel ou encore Carlos Sainz (Mini), c’est le surprenant pilote lituanien Vaidotas Zala qui s’est imposé sur la première étape entre Djeddah et Al Wajh. 12e l’an dernier au Pérou, il a surpris tout le monde en bouclant les 319km de spéciale en 3 heures et 19 minutes, devant les Mini du Français et de l'Espagnol. 

C'est un petit coup de théâtre alors que la Toyota Gazoo Racing des tenants du titre Al-Attiyah-Baumel a fait la course en tête durant la majeure partie de la course. Le Qatarien, vainqueur en 2019, a démarré pied au plancher et a même compté jusqu’à 3’40 d’avance sur le vainqueur du jour. À mi-parcours, il devançait aussi largement Stéphane Peterhansel (Mini), qui a eu un peu de mal à s’élancer.

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Contraint de changer de copilote au dernier moment alors qu’il devait initialement faire équipe avec son épouse, le Franc-comtois de 54 ans, treize fois vainqueur de l’épreuve, avait prévenu : "Aucun de nous deux ne parle un super anglais alors la communication risque d’être compliquée. La navigation aussi" a-t-il reconnu en évoquant sa collaboration improvisée avec le Portugais Paulo Fiuza.

Al-Attiyah a fait la course en tête

Seulement septième au premier pointage, "Monsieur Dakar" a vite redressé la barre, le temps sans doute de prendre ses marques dans le désert saoudien. Peterhansel a refait petit à petit son retard sur Nasser Al-Attiyah alors que dans le même temps, Carlos Sainz (Mini) et Giniel de Villiers (Toyota), perdaient beaucoup de temps. Plutôt bien parti, l’Espagnol double vainqueur du Dakar (2010 et 2018), lui aussi présenté comme l’un des favoris à la victoire finale, pointait déjà à 10 minutes du leader à mi-parcours.

Une défaillance anodine comparée aux ennuis mécaniques du Polonais Jakub Przygonski (Mini), quatrième de la précédente édition. Le natif de Varsovie était complètement arrêté au km 146 et a perdu un temps considérable. Il peut d’ores et déjà tirer un trait sur ses ambitions de victoire.

Triplé pour Mini

Tout s’est finalement joué dans les derniers 150 km, où les Mini ont définitivement pris l’ascendant. Carlos Sainz et Vaidotas Zala se sont tous deux élancés dans une folle remontée, tandis qu'Al-Attiyah a perdu beaucoup du terrain après avoir crevé 3 fois en 10km. Le surprenant pilote émirati Khalid Al Qassimi (Peugeot) a d’abord pris les commandes de la course avant de s'écrouler, laissant le champ libre au Lituanien. 

Pour sa quatrième participation au Dakar, Zala a parfaitement pris la mesure du tracé sur les rives de la Mer Rouge, entre dunes massives et chemins rocailleux. Contraint à l'abandon en 2016 et 2017, le champion du monde lituanien des rallyes avait déjà laissé entrevoir de belles choses l'an dernier (12e), mais personne ne l'imaginait remporter une victoire d'étape en 2020. C'est pourtant bien lui qui a terminé la spéciale en tête, devant Stéphane Peterhansel (+2'14) et Carlos Sainz (2'50), revenu de nulle part. 

Stéphane Peterhansel
Stéphane Peterhansel © AFP

Il faudra compter avec lui lors des prochaines spéciales, où les favoris tenteront de lui reprendre du temps. Une mission déjà bien plus compliquée pour Giniel De Villiers (Toyota) et Nani Roma (Borgward), respectivement relégués à 23 et 28 minutes, loin du novice Fernando Alonso (Toyota) qui a terminé la spéciale à 15 minutes de Zala. Une belle performance pour sa première en rallye-raid.