Stéphane Peterhansel (Peugeot)
Stéphane Peterhansel (Peugeot) | AFP - Eric Vargiolu

Dakar 2018 : Peterhansel perd plus d'une heure sur Sainz

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Plein de maîtrise jusque-là quand d'autres favoris vacillaient, Stéphane Peterhansel a connu samedi un problème mécanique qui a offert à son coéquipier espagnol Carlos Sainz la tête du classement général du Dakar, samedi après la 7e étape en Bolivie.

Le Français répétait la veille que rien n'était fait malgré une avance confortable de 27 min 10, qu'il restait encore deux tiers du kilométrage à parcourir jusqu'à l'arrivée le 20 janvier. Avec l'expérience de ses 29 participations, "Peter" a eu raison de se méfier.

Alors qu'il menait l'étape du jour, il a heurté une pierre en voulant doubler un motard, endommageant les suspensions et le triangle de la roue arrière gauche.  Cet accident l'a contraint à s'arrêter durant près de 1h45 au km 186 de la spéciale entre La Paz et Uyuni, courue sur un terrain boueux arrosé par les pluies saisonnières, à plus de 300 km de l'arrivée.

Desprès en sauveur

Ses coéquipiers Cyril Despres et David Castera ont rejoint l'ex-motard et son copilote Jean-Paul Cottret des dizaines de minutes plus tard pour leur porter assistance, et les aider à repartir après une longue séance de mécanique improvisée dans l'altiplano bolivien. La Peugeot 3008 DKR Maxi N.300 a finalement terminé à 1 h 47 min 56 sec du premier.

Le pilote franc-comtois, âgé de 52 ans, se dirigeait tout droit vers son 14e sacre, un record, après une première semaine réussie dans les dunes péruviennes, où d'autres favoris, comme les Français Sébastien Loeb (Peugeot) et Despres, l'Espagnol Nani Roma (Mini) ou le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota), ont été piégés.

Peterhansel : "Pour moi, c'est un peu cuit"

Il lui faudra désormais courir, avec 1 h 20 min 46 sec de retard (3e du général), derrière Sainz, le nouveau leader, vainqueur samedi pour la deuxième fois de suite. "Ça s'est gâté pour la victoire", a concédé Peterhansel, visiblement abattu à l'arrivée. Désormais, il faudra "être le plus près possible de Carlos au cas où, car il faut faire gagner Peugeot. Pour moi, c'est un peu cuit, mais Carlos est bien. La pression repose sur un seul homme." 
 

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