Nasser Al-Attiyah et Carlos Sainz (Red Bull)
Nasser Al-Attiyah et Carlos Sainz (Red Bull) | Reuters

Carlos Sainz: "Je reviens par passion de la compétition"

Publié le , modifié le

Trois ans après sa victoire sur le "Dakargentine", Carlos Sainz va tenter de doubler la mise, cette fois au volant d'un buggy aux couleurs de Red Bull. L'Espagnol, très souriant lors de la présentation officielle de l'équipe ce mercredi à Paris, s'attend à une tâche difficile face à la concurrence des Mini du tenant du titre Stéphane Peterhansel. Il aura pour coéquipier –et concurrent- Nasser Al-Attiyah.

Ancien lauréat de l'épreuve et double champion du monde des rallyes, Carlos Sainz n'a plus rien à prouver si ce n'est à lui-même. Quand l'écurie Red Bull lui a proposé de faire la paire avec Nasser Al-Attiyah, son ancien coéquipier au sein du VW Race Touareg, "El Matador" a décidé de repiquer au jeu malgré le poids des ans (50 depuis le 12 avril). Il s'en explique avec franchise. "Il y a un an, je n'imaginais pas être présent sur le Dakar 2013", avoue-t-il d'emblée. "Mais je reviens par passion du sport auto et de la compétition. C'était une formidable opportunité pour moi de revenir. Red Bull a un maximum d'expérience".

Même s'il sait que s'imposer à Santiago du Chili sera très difficile, l'ancien rival de Didier Auriol refuse de faire sienne la devise du Baron Pierre de Coubertin, -"l'important, c'est de participer"-. "C'est la même chose qu'avec Volkswagen. Il n'y a pas moins de pression et on essaye de toujours faire du mieux possible", affirme-t-il, motivé comme jamais malgré un handicap certain: "C'est sûr qu'on a manqué de préparation mais on a beaucoup travaillé et je suis sûr qu'on fera tout pour gagner".

"Le buggy est très particulier à piloter", poursuit-il. "Quand je l'ai conduit pour la première fois, j'ai eu peur. La voiture a une suspension brutale. Il faut s'habituer. C'est une manière différente de piloter, c'est nouveau pour moi. C'est un challenge de trouver la bonne façon de conduire et c'est un sentiment incroyable, amusant. Maintenant, on verra comment il fonctionne. Ca risque d'être dur sur les routes. On sera mieux dans les dunes".

Sur un tracé pas évident ("Le parcours est difficile. On va attaquer très fort d'entrée avec de grosses pentes et des dunes"), Sainz se montre prudent mais confiant. "Mini est une équipe forte et ce sera différent de 2011. On avait eu un combat fantastique avec Nasser il y a deux ans. J'espère encore gagner cette fois".