Jacques Barron
Jacques Barron et son compatriote Carlos Velutino |

Barron touche presque au but

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Enfin, ça y est. Jacques Barron est entré dans son pays. Le pilote péruvien de 49 ans est toujours en course, et retrouve des paysages et des terrains qu'il connaît. Sa 102e place ne l'in quiète pas. Sa satisfaction est d'être là avec plus de ressources que les autres fois, et son véritable objectif, qu'importe le classement, est de retrouver ses proches dimanche à Lima.

"«C'est la troisième fois que je participe au Dakar. La première fois, c'était trop tôt. Je n'étais pas préparé et je me suis fait surprendre par la chaleur. L'année dernière, j'avais bien pensé la préparation physique, matérielle et mentale et tout était prêt pour relever le défi. Malheureusement je me suis cassé une jambe à l'entraînement un mois avant le départ. J'ai fait le Dakar quand même, mais je n'ai pas pu aller au-delà de la 7e étape après l'avis des médecins". Une double expérience qui lui a semblé suffisante pour revenir avec cette fois-ci la ferme intention d'aller au bout. Dans un premier temps, il voulait aller au Pérou. C'est fait. Ensuite, il attendra avec émotion de passer près de chez lui à Nasca lors de l'avant-dernière étape. Puis ce sera donc Lima. Et pour cela, Sa motivation est intacte. D'autant plus qu'il veut profiter de cela pour promouvoir l'équipe du Pérou qu'il représente, et trouver de nouveaux sponsors.

"Le fait que la course traverse notre pays soulève de nombreuses attentes. Juste avant le Dakar, nous avons organisé une journée dans le désert pour convaincre les entreprises, les connaissances et les amis à devenir sponsors. Nous avons eu 75 personnes dont 40 n'avaient jamais mis les pieds dans le désert. Il faut que les Péruviens soient davantage présents dans ce genre de rallye-raid. Que nous obtenions les ressources nécessaires pour compléter le matériel d'équipement  et des pneus de rechange".

Jacques Barron pense aussi à la fierté de ses compatriotes. "C'est un gros événement. Et le fait qu'il vienne ici sur les pistes péruviennes,  c'est nouveau et c'est très bien. Les pilotes vont découvrir les chemins ardus de la géographie du Pérou. Sur la physionomie, c'est le plus "africain" des parcours depuis que le Dakar est arrivé en Amérique du sud. C'est aussi bien pour moi, parce que ce sont des terrains que je connais et je peux, peut-être, faire enfin un bon temps. Mais je ne suis pas un pilote professionnel. Je ne peux pas rivaliser. Pas question de prendre des risques, pour que l'aventure soit belle il faut finir.

"Malgré ce que j'ai connu par le passé, j'aime tout sur le Dakar. Il vous apprend à être tenace, à ne pas abandonner à la première difficulté. C'est ce que j'ai appris pour cette année.Alors bien sûr je serai content quand j'en aurai fini, car c'est éprouvant. Mais c'est une belle histoire pour moi, et pour le Pérou". 

Christian Grégoire