Zapatero revient à la charge

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L'ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, critiqué pour son ingérence dans l'affaire Alberto Contador, réplique en remettant en cause la suspension de deux ans pour dopage infligée au coureur par le TAS. Après la révélation du contrôle positif au clenbutérol du Madrilène sur le Tour de France 2010, la fédération espagnole avait proposé en janvier 2011 de suspendre le coureur pour un an avant de le blanchir après que Zapatero eut commenté l'affaire.

Le revirement de la fédération espagnole a conduit l'UCI et l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) à faire appel devant le TAS, qui a prononcé lundi une sanction plus lourde à l'encontre du triple vainqueur de la Grande boucle.

Dans une tribune publiée mercredi par le quotidien sportif Marca, Zapatero dit partager "avec tous les Espagnols un sentiment de perplexité face à la décision (du Tas) et de solidarité avec Alberto". "La décision donne suffisamment d'arguments pour croire ce gagneur-né et les réglements du TAS offrent des raisons suffisantes d'ouvrir un débat sur leur équité", ajoute Zapatero, qui a présidé le gouvernement espagnol de 2004 à 2011.
Alberto Contador a déclaré mardi qu'il envisageait de faire appel de sa suspension qui, rétroactive, a pris effet le 25 janvier 2011 et le prive de compétition jusqu'au 6 août prochain.

Il est également déchu de sa victoire dans le Tour de France 2010 et dans le Giro 2011, entre autres. Dans un entretien à Reuters, le président de l'Ama, John Fahey, estimait mardi que l'intervention de Zapatero avait peut-être coûté cher à Contador qui aurait écopé d'une suspension deux fois moins lourde si la fédération espagnole n'était pas revenue sur sa position sous l'influence du politique

AFP