William Bonnet casque sourire 2015
William Bonnet (FDJ) | Nicolas GOTZ / DPPI media

William Bonnet a repris sa place dans le peloton

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Malgré les souvenirs et les stigmates de sa terrible chute sur le dernier Tour de France, William Bonnet a fait son retour en compétition sur le Tour de l'Algarve. Le rouleur de la FDJ a passé une journée tranquille à reprendre ses repères et éviter les embûches.

"Reprendre une saison normale". Faire comme si rien ne s'était passé ce 6 juillet 2015 sur la route de Huy. C'est évidemment impossible tant William Bonnet a souffert dans sa chair après l'incroyable chute collective qui avait mis une vingtaine de coureur au sol. "C'est derrière mais je m'en rappellerai tout le temps, assure Bonnet, 33 ans. Il y a toujours des petits signes qui me disent que ça a eu lieu. Je dois vivre avec." Le plus touché lors de l'incident, Bonnet souffrait entre autres d'une "fracture pluri-fragmentaire de la deuxième vertèbre cervicale" qui a nécessité une opération en urgence et la pose d'une plaque de métal au niveau des cervicales. Après environ quatre mois de convalescence, le Berrichon est remonté sur un vélo en vue de poursuivre sa carrière dans l'équipe de Marc Madiot. Puis les stages, les entraînements, presque la routine. Son retour en course a mis un peu plus de temps. C'était mercredi lors de la première étape du Tour de l'Algarve.

Besoin de repères

Beaucoup de sourires et de tapes dans le dos l'ont accompagné au cours de la journée. Un peu de craintes aussi. "Il y avait une petite appréhension ce matin car on n'est jamais à l'abri d'une chute, reconnaît William Bonnet. Mais ça sera pour toutes les courses. La première journée de course est passée. Maintenant c'est lancé !" A l'arrivée, il y avait comme une forme de délivrance chez le grand gaillard de la FDJ. "Enfin le retour à la compétition ! J'y suis allé tranquillement. On ne m'a pas mis de pression dans l'équipe. J'ai essayé de trouver mes repères au milieu du peloton et d'aider quand même Thibaut (Pinot). Ça s'est bien passé." Une journée sous l'œil bienveillant de son directeur sportif Yvon Madiot qui reste impressionné par la force physique et mentale de son coureur. "Il m’a dit qu’en début de course, sans appréhension, il a beaucoup regardé avant de prendre sa place avec ses équipiers et il a été un des derniers auprès de Thibaut avant que Kittel ne gagne au sprint, raconte Madiot. Quand même, William, c’est une santé !"