Bradley Wiggins en jaune
Le Britannique Bradley Wiggins remporte le Dauphiné pour la deuxième fois consécutive devant son partenaire Michael Rogers et Cadel Evans. Après ses victoires sur Paris-Nice et le Tour de Romandie, il s'annonce comme un des favoris du Tour. | Wiggins: "C'est encore plus beau !"

Wiggins: "C'est encore plus beau !"

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Bradley Wiggins place sa deuxième victoire dans le Critérium du Dauphiné, dimanche à Châtel, comme une nouvelle étape sur la route du Tour de France (30 juin au 22 juillet). "J'apprécie d'être sur la liste (des doubles vainqueurs)", a reconnu devant la presse le Britannique, grand connaisseur de l'histoire de son sport.

Q: Eprouvez-vous une plus grande joie que l'an dernier ?
R: "Oui, c'est sans doute une plus grande satisfaction. La deuxième fois, c'est toujours plus dur. L'an dernier, je n'étais pas favori, ce qui n'était pas le cas cette année. Alors c'est encore plus beau ! Ma plus grande satisfaction de la semaine, je l'ai connue au prologue (2e). Je suis parti dans des conditions difficiles et j'ai perdu d'une seule seconde. J'ai vu tout de suite que j'étais bien, c'était extrêmement rassurant pour la suite."

Q: Qu'avez-vous appris durant la semaine dans la perspective du Tour de France ?
R: "Au fond, pas beaucoup par rapport à tout ce que l'on a pu faire depuis le début de la saison. Le fait est qu'on s'améliore, qu'on progresse. J'avais un super collectif autour de moi, la meilleure formation possible. Boasson Hagen était là. On a été plus tranquille en terme de gestion de la course. Après chaque victoire, on devient un peu plus leader. J'ai beaucoup évolué en tant que coureur et en tant qu'homme. Je me sens de mieux en mieux dans le rôle de leader, j'ai obtenu le droit d'avoir ce statut."

Q: Vous dites avoir progressé mentalement...
R: "Tout est venu de la déception de 2010 dans le Tour (23e). J'attendais mieux et j'ai vécu ce Tour comme une vraie humiliation. C'est à partir de cette date que j'ai commencé à progresser. Avec Tim (Kerrison, son coach) et Shane (Sutton, son entraîneur), on s'est dit: il faut faire quelque chose. La déception vous casse ou vous rend plus fort. Moi, elle m'a rendu plus fort. Si j'avais réussi un bon Tour en 2010, je ne sais pas où j'en serais aujourd'hui. Même mon abandon de l'an dernier (sur chute) a eu des effets bénéfiques: il m'a lancé vers la Vuelta et le Championnat du monde en fin de saison."

AFP